Jour apres jour
Posté le 17.10.2007 par mamancelib
J’ai eu au téléphone une bonne copine avec qui nous sommes dans la même situation : toutes les deux séparées du papa de notre fille, l’année de nos 30 ans, mais à un an d’intervalle. Toutes les deux en grand questionnement sur notre vie « amoureuse » (… ou pas), sur là où on va (… ou pas), sur cette espèce étrange qu’on appelle les homme…
Quand deux mamans plus ou moins célibs se téléphonent, elles parlent de quoi à votre avis ?
Oui, on parle d’abord de nos enfants, de leurs progrès, de leurs découvertes, de leurs bobos, des maladies infantiles (au cas où, il semble qu’il y ait une épidémie de varicelle… Fin de la minute de prévention sanitaire). On en profite pour s’échanger en même temps quelques photos par mail… On se dit encore et toujours qu’il faut qu’on se voit. Bref, on gagatise devant nos filles qui sont bien évidemment les plus jolies, les plus intelligentes, les plus parfaites…
On parle aussi de nos copains, copines et autres relations communes… De nos dernières sorties… De nos boulots respectifs… et des hommes, bien évidemment… Du pauvre naze qui nous a accosté au charmant monsieur qu’on a croisé… Du charismatique quarantenaire aperçu au boulot au séduisant jeune homme rencontré ici ou là…De nos ex… De nos futurs…
Et le point commun, c’est cette peur… cette peur bleue… cette trouille… immense… qui nous terrorise. Cette crainte de voir notre petit cœur déjà abîmé se briser une nouvelle fois. Cette anxiété de voir des larmes couler encore à cause d’un homme. Cette inquiétude face à l’image qu’on va renvoyer à nos filles si elles nous voient souffrir encore à cause d’un homme. Cette angoisse à l’idée de souffrir…
Et puis, surtout, nous ne sommes pas seules… Il y a nos filles. Nos filles à qui nous ne pouvons imposer nos états d’âmes amoureux. Nos filles qui, elles aussi, risquent de s’attacher à tel ou tel homme qui passe dans notre vie plus ou moins régulièrement. Certes, on ne va pas leur présenter le moindre représentant de la gent masculine rencontré il y 2h23min… Mais les autres ?
Si nous, en tant que femmes, nous souffrons, c’est notre « problème » : on l’a cherché, on a pris un risque en se lançant dans une histoire, on a joué, on a perdu. Ca fait partie des règles du jeu. En tant qu’adulte, nous sommes conscientes des tenants et des aboutissants de chacune de nos histoires. On prend le risque de jouer et de gagner… ou de perdre…
Mais, nos filles, du haut de leur quelques petites années, n’ont pas cette même conscience. Leurs cœurs sont bien moins armés que les nôtres pour se protéger. Elles ne se sont pas encore forgé cette carapace avec laquelle nous, les adultes, nous nous protégeons. Leurs cœurs sont purs, sont vrais. Elles ne savent pas (encore) que ça peut faire mal d’aimer et de laisser parler son cœur… et nous, en tant que maman, nous n’avons pas envie qu’elles le découvrent si tôt.
Alors, nous avons peur non seulement pour nous, mais aussi et surtout pour nos filles… Mais où est la solution ?
Attendre que nos filles soient majeures pour reprendre une vie amoureuse ? Ca reviendrait à laisser de côté les femmes que nous sommes pendant quelques années…
Faire passer un casting de potentiel beau-père à tout prétendant ? Tout le monde sait qu’on ment toujours pendants les entretiens d’embauche pour mieux se vendre…
Ne pas mélanger notre vie amoureuse avec notre vie familiale ? Et du coup, privilégier l’une au détriment de l’autre et passer à côté d’une possible osmose entre la vie amoureuse et la vie familiale..
Mettre toutes les cartes en mains au dit monsieur ? Et si il y a zéro réaction (c’est bien d’un homme dont il s’agit ! ), on en déduit quoi ? Qu’il ne réalise pas l’enjeu ou qu’il s’en fout ?… Donc, à virer de toute urgence de notre vie et de la vie de notre fille…
Pour nous, mamans célibataires, tomber amoureuse d’un homme implique aussi que notre enfant l’accepte et l’aime… Condition sine qua non… Je comprends mieux pourquoi une jeune femme avec un ou plusieurs enfants effraie les hommes : il n’y a pas une mais plusieurs personnes à conquérir… Quel preux chevalier en est capable ?
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Posté le 16.10.2007 par mamancelib
« Oh, elle est jolie la petite… Mais vous n’avez pas peur qu’elle ait froid ? » « Si, bien sûr, c’est justement le but de la manœuvre. J’espère bien qu’elle va attraper au moins une bonne pneumonie… » C’est ce que j’aurais dû répondre au vieux qui s’interrogeait de voir ma fille en couches, ce week end… Mais non, je lui ai juste expliqué que ma fille avait été malade et que plutôt que de la laisser dans ses habits trempés et pleins de vomi, j’ai préféré la déshabiller, le temps du retour en voiture. Mais non, il a bien fallu que je tombe encore sur quelqu’un qui ne s’occupe pas de sa propre vie… Il comptait peut être appeler la Ddass pour leur signifier que j’étais une mauvaise mère ?
Enfin, si ce n’est lui, ce sera la crèche qui le fera. Oui, ma fille a appris à dire, que dis-je, à hurler « à boiiiiiiire » en agitant son biberon… Alors, je pense que non seulement elles vont contacter la Ddass pour que ma fille soit placée dans une famille d’accueil mais qu’en plus, elles vont m’inscrire d’office à la prochaine réunion des alcooliques anonymes du coin… « Bonjour, je m’appelle Mamancelib et je suis sobre depuis 3 jours ! »
Je pense aussi que je vais avoir droit à une enquête sociale pour vérifier mes fréquentations : on a appris à ma fille à dire « La ficha » (Pour les vétérans comme moi, la ficha vient de « l’affiche. ». « Se taper l’affiche » veut dire se prendre la honte, se faire remarquer). Ca ne fait pas tellement fille de prof comme vocabulaire, non ? Il va falloir que je songe à revoir mes fréquentations, peut être…
Parce que, toujours dans mes fréquentations, il y en a qui s’amusent à apprendre à ma fille des mots interdits dans ma région… Des mots comme « Paris », par exemple… On en a pendu haut et court pour moins que ça… On en a même roulé dans les plumes et le goudron… Et voilà que MiniBri sait dire « Paris ». Après avoir joué aux resquilleuses dans le métro parisien, ma fille commence à prononcer les mots interdits. Une future délinquante….
Et pour apporter de l’eau au moulin à ceux qui veulent contacter la Ddass, on peut encore ajouter les cris perçants que pousse ma fille. On pourrait croire que je suis en train de la maltraiter, de la martyriser… Mais que nenni !!! Elle est « juste » en train d’exprimer sa joie, son mécontentement, son entrain… Oui, c’est tout…
Alors, non, en toute honnêteté, n’appelez pas la Ddass… Ce n’est pas nécessaire. Je crois que, même seule, je ne m’occupe pas trop mal de ma fille. Certes, elle est à la recherche d’une présence masculine mais je crois que, tout compte fait, je ne m’en tire pas trop mal… Il me semble que la maman que je suis n’est pas parfaite (loin s’en faut !) mais qu’elle fait de son mieux…
Posté le 15.10.2007 par mamancelib
Que la crèche de MiniBri insiste lourdement pour que nous marquions les affaires de nos enfants, je le comprends aisément : les plus petits ne parlent pas encore, les plus grands ne sont pas forcément capables de reconnaître leurs vêtements ou leurs chaussures… Encore que… Malgré leurs deux ans, les petites demoiselles reconnaissent bien leurs petits pulls, leurs petites bottes… Beaucoup d’entre elles sont déjà bien coquettes. Il n’est donc pas nécessaire de marquer leurs affaires : elles savent pertinemment ce qui leur appartient ou pas ; même que certaines sont assez roublardes pour dire que ces jolies chaussures Dora leur appartiennent alors que ce n’est pas vrai… Je ne nommerai personne, mais suivez mon regard…
Mais, quand je découvre ces mêmes étiquettes sur des vêtements d’adulte, je ne peux m’empêcher de rire… Bon, d’accord, il y a un certain côté moqueur chez moi, mais quand même ! Il faut reconnaître que ça surprend ! Là, plusieurs possibilités :
- Soit vous avez affaire à quelqu’un qui vous a menti sur son âge et qui n’est ni majeur, ni vacciné… Dans ce cas-là, avant de franchir le pas du détournement de mineur(e), fuyez !
- Si c’est un homme et que vous êtes certain qu’il a passé la barre des 18 ans, cela signifie peut être aussi que maman n’est pas très loin et qu’elle veille sur les affaires de fiston…
- Soit vous avez en face de vous quelqu’un qui souffre d’amnésie chronique et qui marque ses vêtements pour pouvoir les reconnaître en cas de crise… Attention, pensez aussi à marquer votre propre nom sur votre front ou à porter une gourmette en or massif de 10 centimètres : la personne concernée ne vous en reconnaîtra que plus facilement… Dans ce cas-là, regardez aussi autour de son cou : vous devriez trouver une médaille ou un barillet avec son adresse pour le ramener à bon port… La prochaine étape, c’est le tatouage ou la puce électronique…
- Soit cette personne est d’une naïveté à toute épreuve et croit que toute personne qui trouvera cet habit le lui ramènera puisque son nom est inscrit à l’intérieur… C’est beau l’ingénuité ! ;-)
Cette fameuse étiquette aura eu le mérite de beaucoup me faire rire à un moment pas forcément amusant d’ailleurs. Découvrir cette étiquette, cousue à la main, sur la poche intérieure d’un blouson m’a redonné le sourire. Je me suis revue, enfant, en colo, avec ces étiquettes à mon nom… J’allais presque entonner les chansons d’Hughes Auffray…
Alors moi, j’ai décrété que dorénavant, j’allais faire collection de caleçons uniquement avec des étiquettes nominatives. Certains fétichistes dérobent des petites culottes, des bas, des mèches de cheveux, moi, je vais dérober les caleçons des hommes qui portent des étiquettes à leur nom. Mais attention, seulement les étiquettes blanches avec le nom brodé en rouge. Je refuserai d’agrandir ma collection avec des caleçons ou slips ou bloxers (mes préférés !) dont le nom serait marqué au stylo… Non, moi, ce que je veux, c’est une étiquette AUTHENTIQUE ! Avec le nom ET le prénom. Pas d’initiales… Et l’étiquette doit être cousue sur le vêtement, pas thermocollée… Les choses doivent être faites comme autrefois… Je vais devenir une fétichiste des dessous marqués au nom de leur propriétaire. Original comme collection, non ? Comment ça, ça fait tableau de chasse ?… Euh… oui… :-D
Je ne me doutais même pas que ça existait encore… et qu’il aura fallu que j’attende d’avoir 31 ans pour revoir ça…
Posté le 11.10.2007 par mamancelib
Une petite histoire reçue par mail qui m’a touchée…
Une fille demande à son mec s'il la trouve jolie. Il répond non .
Hey, les filles, il y a certaines questions qu’il vaut mieux éviter de poser à son homme, si on n’a pas envie d’entendre la réponse… Et vous, messieurs, il est certains cas où un petit mensonge est bienvenu…
Elle lui demande s'il veut être avec elle pour toujours. Il répond non.
Mais pourquoi, nous les femmes, avons-nous toujours ce besoin d’être rassurées… Mais pourquoi ont-ils toujours ce besoin d’indépendance…
Elle lui demande s'il pleurerait si elle partait. Une fois de plus il répond non.
Ah ben oui… des siècles passés à marteler « tu es un homme, tu ne pleures pas… Tu es grand, tu es beau, tu es fort, tu ne pleures pas », ça laisse des traces… Etre un homme veut dire ne pas exprimer ses sentiments. A l’inverse, les femmes, ces fragiles petites choses ont le canal lacrymal percé… Une femme, ça a le droit de laisser ses sentiments s’exprimer…
Puis elle lui demande s'il l'aime de tout son coeur. Il répond non !
GOUJAT !
Elle en avait entendu assez.
Euh moi, je crois que j'en serais déjà à la phase "je te découpe en morceaux et je mange ta langue avec des petits oignons"... Et oui, être la fille d'Hannibal Lecter implique certains gouts culinaires...
Alors qu'elle s'en allait, des larmes coulant sur son visage, le garçon lui attrape le bras et dit...
Ah, c’est devant la gravité des événements et la départ de la femme, l’homme va enfin grogner autre chose que non ? Il va parler ? Nooooon ?
Tu n'es pas jolie, tu es irrésistible.
Je ne veux pas être avec toi pour toujours, j'ai besoin d'être avec toi pour toujours.
Et je ne pleurerais pas si tu t'en vas, je mourrais.
Et je ne t'aime pas de tout mon coeur, tu es mon coeur.
Rhhhhooooo, c’est trop beau… C’est trop mimi…Il faut vraiment qu’il soit amoureux pour parler comme ça ! C’est ça que j’appelle un conte de fées moderne. Si je rencontre un homme qui me parle comme ça, je fous à la poubelle mes grands principes anti-mariages et, dans la foulée, je me décide à porter le nom de ce Prince… Il y a encore des hommes qui savent parler comme ça aux femmes ?… Il y a encore qui savent laisser parler leur cœur ? Il y en a encore qui sont honnêtes ?… Il y en a encore qui savent ne pas briser les cœurs féminins ?
Je me rends compte que je suis la première à décrier les contes de fées et autres princes charmants en disant que ce ne sont que des foutaises, mais, j’en parle… souvent, pour quelqu’un qui n’y croit pas… Besoin de rêver, peut être… Besoin d’espérer, éventuellement… Besoin d’y croire, sans doute…
Et puis, j’ai décrété qu’aujourd’hui, j’étais la Cendrillon du 11 octobre. Comment mon amie la blondasse à la citrouille, j’ai perdu ma chaussure… pardon, mes chaussures. J’ai sorti ce matin la paire de chaussures que je voulais mettre… je ne les ai jamais retrouvées… J’ai retourné mon appartement : elles ont disparu corps et biens. Je pense que quelqu’un s’est introduit chez moi pour me dérober cette paire de chaussures et que je ne vais pas voir un, mais deux princes charmants sonner à ma porte pour me faire essayer LA chaussure… Nous ne voyons pas d’autres explications.
« Un jour, mon prince viendra…Un jour.... » Non, faut arrêter là… Piquez-moi, abrégez mes souffrances !
Posté le 10.10.2007 par mamancelib
En ce moment, nous sommes tellement préoccupés par le sort réservé à l’Education Nationale que nous en sommes à chercher un plan B… une porte de sortie… une autre alternative… une reconversion… autre chose quoi…
Dans l’immédiat, la seule solution trouvée conjointement a été… le loto… oui, oui, on tombe bien bas ! Alors, on a fait cagnotte commune, on a calculé et recalculé (heureusement que les profs de maths étaient parmi nous !), ajouté, divisé, multiplié pour finalement arriver à 12 grilles sur 5 semaines, jouées par une dizaine de profs. Ceux qui ont refusé de jouer sont certains que nous ne gagnerons rien ou, au mieux, notre mise de départ. Mais, ce sont les premiers à nous dire qu’ils nous envieront si nous gagnons… Donc, si vous entendez parler d’un établissement scolaire où un quart des profs a lâchement fui, c’est bien de mes collègues et moi dont il s’agit…
Notre rêve : THE big cagnotte of course... et surtout l’extrême jouissance que nous aurions à venir dans notre établissement, déguisés en canard pour défiler devant notre chef en lui chantonnant « au revoir président, au revoir président »… Arf… J’imagine sa tête aussi déconfite qu’horrifiée… L’adjoint, à côté, qui ne saurait si c’est du lard ou du cochon… et nous, en brochette de canards, agitant consciencieusement la main pour leur dire au revoir… Et dans un élan de bonté, nous leur laisserions nos tubas en souvenir et pour qu’il pense à nous lorsqu’ils les utiliseront… Oh le septième ciel… la jouissance extrême… Le bonheur… Le paradis sur Terre… « Au revoir, Président… au revoir, au revoir, au revoir »… Je pense que nous pousserions le vie jusqu’à faire un tour d’honneur dans la cour… voire jusqu’à passer en hurlant dans les couloirs, comme le font nos chers élèves…
Ce n’est pas que notre boulot ne nous plait plus, mais plutôt que c’est de plus en plus épuisant, nerveusement… Que tels des Don Quichotte, on a l’impression de se battre contre des moulins à vent… Que nous n’avons plus aucune considération, ni de la part des élèves, ni de la part des parents… Alors, honnêtement, je ne suis pas sûre de cotiser 40 ans en tant que prof… Je me vois mal enseigner jusqu’en 2060… Je n’aurais pas l’énergie que j’ai actuellement pendant des dizaines d’années, j’en ai conscience….
Alors, oui, gagnante du gros lot, j’arrêterais de travailler. Par contre, je ne resterais pas à la maison. Quand on voit, entre autres choses, la qualité des programmes télé en journée, ça ne donne pas envie de rester chez soi… Honnêtement… Je suis tombée entre midi et deux sur l’émission de Delarue avec son appel à témoins : « Par amour, vous avez dépassé vos limites et commis un crime », « Vous ou l'un de vos proches avez été victime d'une tentative de crime passionnel », « Par amour, votre père a tué votre mère (ou l'inverse) »… Ca fait peur, non ?… Mon réflexe a été d’éteindre la télé (pour une fois qu’elle était allumée…). Et le pire, c’est que des gens vont regarder ça… Ils vont enchaîner avec Derrick, Rex, Questions pour un champion… et le soir, ils se suicident…
Non, je me paierais des vacances longues et bien méritées… J’irais encore dévaliser Ikéa… Je me ferais construire la maison de mes rêves… Pareil pour ma maman… Je gâterais les gens que j’aime… Je crois même que je reprendrais mes études là où je les ai laissées ou que j’entamerais un nouveau parcours universitaire… Pour le plaisir (prendre le temps, de temps en temps… Herbert Léonard, sors de ce corps !)… Je ne serais pas plus heureuse pour autant… Ma vie serait juste facilitée… Mais qu’est ce que ça serait bien…
Donc, en attendant, je m’en vais tuer 2 ou 3 canards (Humour ! Aucun animal n’a été maltraité pendant l’écriture de ce billet !) pour récupérer leur plumes et confectionner mon costume de canard avec lequel je défilerai devant mes chefs… C’est le jeu ma pauvre Lucette…
Posté le 09.10.2007 par mamancelib
Je vais commettre mon premier délit d’initiés : non, pas de tuyaux pour EADS, mais plutôt pour Brise. Achetez de toute urgence des actions chez Brise ou Air Wick, les ventes vont s’envoler et le prix des actions augmenter considérablement… Vous pouvez faire de même chez Narta…
Souvenez-vous de vos années d’études : lorsque vous rentriez dans une salle de cours où une classe venait de passer une heure, vous pouviez humer une odeur particulière. Indescriptible. Désagréable. Peu engageante. Ca sent l’élève qui a réfléchi, comme je dis souvent à ceux qui se plaignent. On a beau aérer, ouvrir les fenêtres autant que possible, trente personnes confinées dans un espace restreint, ça ne sent pas le bon air de la campagne…
Et lorsque parmi ces trente personnes, vous avez 29 élèves qui sortent d’un cours de sport, vous manquez de leur faire le menu de tout ce que vous avez mangé depuis votre première communion. Pendant ces cours-là, vous ne vous risquez pas à vous balader dans les rangs de votre classe, par crainte de tomber inanimée, asphyxiée. Bizarrement, vous restez scotchée à votre tableau, tout près de la fenêtre ouverte, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige… De l’air !…Vous en arrivez presque à vous demander si un élève n’aurait pas enlevé ses baskets pour tester votre résistance à l’odeur de putréfaction. Après un coup d’œil discret sur les pieds de vos ouailles, il s’avère que non, tous les pieds sont bien enfermés dans des baskets… Et non, vous n’êtes pas en train de faire cours dans une bergerie… Il n’y a pas de foin…
Bon d’accord, après un cours de sport, vous pouvez arriver à comprendre qu’il y ait cette odeur de sueur, de saleté, cette puanteur… Mais là où vous ne trouvez aucune explication, c’est lorsque vous trouvez ce même parfum dès 8 heures du matin. Alors que vous avez encore l’odeur de votre café fumant dans le nez, d’horribles fragrances de friture mélangées à de la transpiration vous arrivent… et même qu’avec un peu de chance, vous aurez aussi des effluves de tabac froid (oui, là, je fais mon ex fumeuse chiante ! )… Le tout à 8 heures du matin… C’est horrible…
Dans ces cas-là, j’ai presque envie de me mettre à la sortie de ma salle de classe et de distribuer des petits savons piqués dans les hôtels ou des échantillons de déodorant… et de faire sponsoriser ma salle par Dove et Sanex… ou de faire des séances d’éducation à la propreté (qui leur serviraient davantage que les séances d’éducation à la sexualité, pour ça, ils n’ont pas besoin de nous !). Je veux bien qu’ils soient des adolescents, qu’ils aient les hormones en ébullition, que leur corps change (minute Doc et Difool terminée), mais quand même… Il faudrait aussi qu’ils évitent de se frotter contre des putois !
Et le pire, c’est quand ce n’est plus un élève qui dégage une « odeur particulière » mais un(e) collègue… Par chance, vous ne passez pas vos heures de cours entières avec le dit collègue, mais le croiser en salle des profs ou prendre place à côté de lui à la cantine est un véritable supplice. Remarque, au moins, à la cantine, ça nous coupe l’appétit… Le régime « transpiration », vous voulez essayer ?
Mais là, que faire ? Vexer le dit collègue en lui faisant part de ses effluves incommodantes ? Feindre un « oh, mais qu’est-ce qui c’est qui pue autant ? Qui a amené son chien mouillé en salle des profs ? » ? Glisser subrepticement du déodorant dans son cartable ? Etre l’initiateur d’une pétition en faveur d’une douche en salle des profs ? Glisser sous la porte de sa salle des bons de réduction pour du gel douche ? Amener tout un stock de bâtonnet d’encens ?… ou se mettre à l’apnée et essayer d’être le nouveau Jacques Maillol… Pas mal le tableau en salle des profs, avec palmes, masque et combinaison de plongée…
Si le dit collègue s’était contenté de « juste » puer de la gueule, on aurait pu investir dans des paquets de chewing gum à la menthe extra forte, dans des bonbons sans sucre (oui, attention à la ligne !) qu’on aurait pu dégainer dès qu’il franchirait le périmètre de sécurité… Mais là… Que faire ? L’asperger de parfum ? Lui rappeler que, maintenant, l’utilisation d’un déodorant ne détruit plus la couche d’ozone ? Lui faire tomber un seau d’eau dessus dès son entrée dans une pièce (opération à renouveler au moins une fois par jour… Penser à mettre de l’eau savonneuse) ? Lui vanter les mérites des douches quotidiennes ? Lui demander si elle adopté un cochon mort ces jours-ci ? Lui poser la question de savoir comment va son élevage de crevettes ?
Ou subir… subir ça encore… tous les jours… tous les matins… toutes les récréations… A quand la prime de salubrité ?
Posté le 08.10.2007 par mamancelib
Autant il est des périodes où ma petite MiniBri est infernale, où elle est difficile à gérer, où elle n’écoute rien de ce que je peux lui dire, où elle crie, où elle a mauvais caractère (de qui peut-elle tenir ça ?), autant en ce moment, elle est adorable ! Mais adorable de chez super adorable. Elle est très câline, très affectueuse, elle m’écoute quand je lui demande de faire (ou pas) quelque chose, elle ne fait pas de caprices… Elle est tout simplement extraordinaire ! Et ça fait du bien…
Mon petit cœur de maman fond littéralement devant ces grands sourires qu’elle me lance dès qu’elle croise mon regard. Je craque totalement quand, spontanément, elle vient me voir pour me faire un câlin et me dire « t’aime, maman… fort ». Elle est super mignonne. Je n’ai plus besoin de répéter 3 fois la même chose pour que la miss fasse enfin ce que je lui demande… Bref, notre vie de famille monoparentale est étonnante de simplicité, tout coule de lui-même, en ce moment… et ça nous fait un bien fou, à MiniBri comme à moi.
Je crois, à tort ou à raison, que le fait de commencer à penser un peu plus à moi me fait énormément de bien et que cela rejaillit forcément sur mon rôle de maman. Je suis partie le week end passé à Paris avec une copine, MiniBri est restée chez sa mamie. Cette semaine, ma baby sitter a récupéré 2 soirs d’affilée ma fille à la crèche (pour cause de réunions et de concert pour moi). Et MiniBri ne s’en porte pas plus mal, au contraire. Et moi, j’ai pris des bouffées d’air frais dans ma vie de femme, dont j’avais grandement besoin…
Alors, dans les moments comme ça, dans ces moments où la maman que je suis est comblée, je me dis que je n’ai besoin de rien de plus… Mais non, la réalité de mon quotidien me rattrape très vite. Samedi soir, malgré une invitation chez des amis pour regarder les Bleus disputer leur quart de finale, je suis restée sagement restée chez moi. Besoin de récupérer pour pouvoir tenir encore 3 semaines jusqu’aux vacances. Mais, j’étais seule. Une fois ma fille couchée, je me suis sentie très seule…
Le match terminé, je suis allée me coucher, avec un magazine féminin pour compagnon…et c’est là que j’ai me suis rendue compte que même mon petit voisin de 17-18 ans n’était pas seul, lui. Quand le chat n’est pas là, les souris dansent : sa mère doit être absente pour le week end, donc, sa copine est là. Et je les ai entendus se coucher, je l’ai entendue rire, je les ai entendus parler… ah ben bravo : j’envie maintenant un petit couple de jeunes adultes de même pas 18 ans… Non mais, je rêve !
Enfin, je les envie… oui et non… Oui parce qu’ils sont très mignons. Ca fait un an que j’habite ici, un an que je vois la même demoiselle venir chez son zamoureux quand sa mère n’est pas là. Un an que je les entends régulièrement rire ensemble derrière la cloison. Un an que j’entends couramment le jeune homme téléphoner, le soir, à sa dulcinée. Pour cela oui, je les envie… En revanche, pour ce qui est du fait de dépendre de papa et maman pour le côté financier, pour les déplacements, du fait de devoir justifier telle ou telle chose, je suis loin de les envier. Je tiens trop à mon indépendance pour avoir envie de revenir à cette période de ma vie… Et puis d’abord, je m’en fiche : mon petit voisin m’enviera certainement lui aussi quand je serai dans les bras de mon chéri ;-)
Quand je pense qu’un jour ma fille profitera elle aussi de mon absence pour faire venir son copain à la maison… waouh… Quand elle aura 18 ans, j’en aurai… 47… Waouh… Y a pas un voyant qui pourrait me dire ce qui se sera passé dans ma vie quand j’aurai 47 ans ?… Non, non, non, re focalisons-nous sur 2007, MiniBri a 2 ans, j’en ai 31, tout va bien. J’ai bien le temps de me soucier de tout ça…
Et évidemment, le temps que je rédige le billet, MiniBri a fait un caprice parce que son dessin animé (Dora, évidemment ! Vous en auriez douté ?) s’est terminé… Ah les enfants…
Posté le 07.10.2007 par mamancelib
Je dois l’avouer : je ne suis pas super fan de rugby, à la base. Voir des hommes se plaquer, courir après un ballon, faire des mêlées, bof bof bof… C’est pas trop mon truc. (sauf si il y a éventuellement moyen que je remplace le ballon, mais on en a déjà parlé ;-) )
Cependant, les rugbymen ont commencé à attirer mon attention avec le calendrier des Dieux du Stade… Reconnaissons que les photos sont belles (quoique un peu trop « hot » à mon goût, pour certaines), et que les modèles ne sont pas mal non plus… Mais à part ça, le rugby ne représentait aucun intérêt pour moi.
C’est donc avec une indifférence non feinte et assumée que j’ai traité le début de la coupe du monde de rugby en France. Je me tenais vaguement au courant des résultats des matchs de l’équipe de France par la radio, mais pas plus. C’est plus le côté chauvin que l’amour du sport qui m’ont poussée à prendre connaissance de l’issue des matchs…
Et puis, est arrivé Chabal. 1,92m de virile attitude (Oui, 1,92m, je le croyais plus grand….). Et surtout, une personnalité, une aura qu’on ne retrouve pas à tous les coins de rue. Un caractère affirmé (we are in France, we speak french !), un regard de tueur (vous l’avez vu face au haka des All Blacks, hier soir ?) ont contribué à cette « chabalisation ». Et franchement, je n’y ai pas échappé… Mes p’tits chouchous jusqu’alors (Dominici, Pellous ou Michalak pour ne pas les citer) ont pris du plomb dans l’aile… Chabal, lui, a cette prestance qu’on ne rencontre pas souvent…
Après 1998, des tas de personnes ont rasé leur chevelure, pour faire comme Barthez ou Zidane ; vous croyez qu’il va y avoir une recrudescence de barbes et de cheveux longs si la France gagne ?
Vous croyez qu’on va avoir droit au « Mac Chabal » au fast food avec des vrais poils et cheveux dedans ?
Vous croyez qu’il va faire des pubs pour des rasoirs ou des shampooings ? (parce qu’il le vaut bien ?)
Vous croyez qu’il va vanter les mérites de telle ou telle lessive ? (moi, j’aime que mon maillot préféré soit propre… Alors ma femme utilise blabla parce qu’elle sait que là, mon maillot sera propre… Et c’est une lessive française pour un maillot français !)
En parlant chiffons, ça n’a pas été risible cette histoire de maillots ? Les All Blacks ont fait leur petit caprice vestimentaire. D’accord, on est en période de défilés haute couture, mais quand même… là, ça a frisé le ridicule. « Bouh, les français ont gagné le droit de choisir leur couleur de maillot mais du coup, nous, on ne peut pas jouer en noir mais en gris… Bouh bouh bouh… Je veux mon maillot noir… Je ne veux pas le maillot gris… ». (On dirait de pauvres adolescentes qui ne veulent pas porter la même tenue qu’une autre fille qui vit à 151 km…) Et comme ils n’ont pas obtenu gain de cause, ils étaient encore plus énervés pour faire leur haka…. Et oui, la vie d’un rugbyman est pleine de drames… Qu’on ne vienne plus me dire que le rugby est un sport de mecs, de vrais mecs parce que là, avec leur histoire de tenue, ça n’est plus très crédible… Cette histoire de chiffons n’a pas empêché les All Blacks d’avoir un beau geste après leur défaite : leur entraîneur est venu en personne féliciter les Bleus et leur souhaiter bonne chance pour la suite de la compétition. Très bel esprit !
Même sans être fan de rugby, je suis toujours touchée par les scènes de liesse lors des victoires… Et hier soir, j’ai été émue. Ca me fait toujours chaud au cœur de voir les gens heureux, de les voir laisser éclater leur joie, rayonner de plaisir. Tous unis dans le même élan, dans le même enchantement, pour les mêmes raisons…. C’est beau le bonheur, non ? Ca donne envie… Le sourire éclatant de Pellous… Chabal avec la fameuse perruque tricolore… De bien jolies images…
Alors, même si à la base le résultat m’importait peu, j’espère vraiment que notre équipe de France ira loin, voire au zénith de la compétition… parce que des scènes de joie partagée comme celle d’hier, ça fait du bien à voir… vraiment….
Posté le 05.10.2007 par mamancelib
En début de semaine, j’ai trouvé dans ma boite aux lettres un courrier adressé par « Nicolas Sarkozy, Président de la République ». Heureusement qu’il était indiqué sur l’enveloppe qui était Nicolas Sarkozy…. Même à l’Elysée ils me prennent pour une débile profonde ou quoi ? Ou c’est juste qu’on pense que tous les enseignants ne comprennent rien ?
Je ne l’ai pas encore lu mais déjà, rien que le titre m’épouvante. « Lettre aux éducateurs ». Aux éducateurs ? Mais, ce courrier ne m’est pas adressé : je ne suis pas éducatrice, je suis enseignante ! Ce sont les parents qui éduquent leurs enfants ! C’est le rôle de tout parent, non ?!? Nous, en tant qu’enseignant, nous sommes là pour la formation professionnelle et intellectuelle de l’enfant, pas pour l’éduquer… Il faudrait voir à ne pas tout confondre là quand même. On va finir par ne plus s’étonner quand des parents d’élèves nous disent « vous êtes là pour élever nos enfants, et nous, nous sommes là pour vous aider »… Euh, il n’y aurait pas une inversion des rôles, là ?
Et puis, franchement, pourquoi envoyer tout ça par voie postale à tous les enseignants ? Vous imaginez combien ça a dû coûter en frais postaux ? Pour faire plus simple, et plus économique, envoyer cette lettre directement dans les établissements n’aurait pas été une mauvaise idée…
Et puisque nous sommes en plein Grenelle de l’environnement, nous envoyer cette superbe lettre par mail aurait été dans l’air du temps. Il faut savoir, quand même, que chaque enseignant a une adresse mail délivrée par son rectorat. Libre à lui de l’utiliser ou pas, mais chaque enseignant peut être joignable par mail. Même sans avoir internet à la maison (c’est possible ?), chaque établissement à plusieurs accès à internet, y compris en salle des profs… Donc… De plus, encore une fois, c’eut été plus économique…
Surtout que ce n’est pas avec la couverture en papier glacé que l’impression a dû être rentable… 35 pages en papier « classique », avec une écriture en italique, histoire que le prof ait l’impression d’une lettre manuscrite, qui s’adresse directement à lui, et à lui seul… et pour personnaliser encore un peu la chose, hop hop hop, la signature de notre grand président est imprimée en bleue, pour contraster avec le noir de la lettre… Waouh… Il aurait pu nous faire un petit dessin, aussi, non ?
Voilà monsieur Fillon comment on arrive à un Etat en faillite. On dépense son argent dans des conneries pareilles. Franchement, je n’ose imaginer à combien se chiffre l’impression et l’envoi de cette « lettre aux éducateurs ». vous ne croyez pas que dans l’Education Nationale, cette somme aurait pu être utilisée à d’autres fins, notamment dans les zones difficiles ? Je suis certaine que ça aurait pu payer des dizaines de surveillants pendant au moins une année scolaire… Il faudrait savoir où sont les priorités…
« Madame, monsieur,
je saisis l’occasion de cette rentrée scolaire, la première depuis que j’ai été élu Président de la République, pour vous écrire.
Je souhaite vous parler de l’avenir de nos enfants. Cet avenir, il est entre les mains de chacun d’entre vous qui avez en charge d’instruire, de guider, de protéger ces esprits et ces sensibilités (…) »
Et les mademoiselles ? On ne peut pas être enseignante sans être mariée ? ouhlala, ça commence mal… Ca me rappelle de vieilles choses lues sur les enseignantes des années 50, qui devaient être un modèle pour la société….
Par contre, oui, nous avons la charge d’instruire (et pas d’éduquer !), de guider et d’orienter… Pour ce qui est de protéger, je sors mon costume de super prof : avec ma cape rouge, mon ensemble bleu et ma culotte rouge, je protège mes petits élèves !… euh, je les protège de quoi ? :-D
Voilà commence cette lettre de 35 pages. Et elle se termine par
« Le temps de la refondation est venu. C’est à cette refondation que je vous invite. Nous la conduirons ensemble. Nous avons déjà trop tardé. »
Vous vous arrêterez sur le style final : des phrases courtes, de même longueur. A la limite de l’ordre. Il s’affirme comme notre chef. (J’allais marquer gourou, tiens !)
Le temps de la refondation est venu… ça fait peur… On va rentrer dans une nouvelle ère. Ca sent vraiment mauvais, là, dans l’Education Nationale. On va encore nous pondre des réformes de réformes. On est spécialiste de ça : on réforme ; on réforme la réforme ; puis, on réforme la réforme de la réforme ; et finalement, on revient à la version initiale…
Si vous aviez en projet de passer un quelconque concours pour rentrer dans l’Education Nationale, un conseil : fuyez ! Vite… Loin…
Posté le 04.10.2007 par mamancelib
Scène de la vie quotidienne : je sors de la boulangerie, ma fille dans les bras, une baguette de pain à la main, je regagne ma voiture… quand je sens quelqu’un qui me regarde avec insistance.
Un jeune homme à moto vient vers moi en souriant. Il a enlevé son casque, ses gants et avance vers moi, sur sa moto… Ce sourire m’intrigue… Et ces yeux… Waouh !… Oui, j’ai toujours eu un (gros) faible pour les yeux bleus… Ces yeux bleus… Mais, je les connais ces yeux bleus ! Mais bien sûr !… Ce sont les yeux d’un amour de jeunesse. Waouh !
Flashback direct : je devais avoir 15-16 ans… On était tout une bande de jeunes à se retrouver dans le lotissement où vivait la majorité d’entre nous. Il y avait ceux qui bossaient déjà, ceux qui allaient encore à l’école, ceux qui avaient un moyen de locomotion, les petits couples et il y avait Lui… The beau gosse, à mes yeux d’adolescente. Et qui dit beau gosse, dit une cour de jeunes filles à ses pieds… dont je faisais certes partie mais il ne l’a sans doute jamais su… Je m’étais toujours contentée du rôle de la bonne copine, j’ai regardé défilé ses copines (enfin, ses dindes !) et ça me convenait parfaitement !
J’avais même dégoté, par l’intermédiaire d’une copine, une photo du beau gosse en noir en blanc : sur sa moto, la moue enjôleuse, le regard charmeur… Cette photo m’a suivie pendant un an dans mon agenda comme marque page. Je me demande même si il savait, à l’époque, que j’avais cette photo en ma possession.
Et je me le retrouve 15 ans plus tard, toujours sur sa moto, ses yeux toujours aussi bleus, le même sourire… et toujours aussi sympa. On a pris le temps de discuter un bon quart d’heure, devant la boulangerie. Forcément, en 15 ans, il s’est passé des choses dans nos vies respectives. Ma mère a fait office d’intermédiaire entre nous deux pendant longtemps : elle le croisait régulièrement et se chargeait de nous informer chacun des événements de la vie de l’autre. On s’est promis de boire un café ensemble très vite.
En plus du flashback dans mes amours d’adolescente, cette rencontre me fait me rendre compte qu’en ce moment, je passe mon temps à rencontrer des gens qui datent de l’époque où j’étais collégienne ou lycéenne. Il y a une dizaine de jours, c’était un copain avec qui je prenais le bus. Il y a quelques temps, un autre copain chez qui j’étais partie en vacances toujours à la même époque. Aujourd’hui, l’homme à la moto… Ca fait super bizarre… On s’est quittés ados, on se retrouve parents, avec des horaires de bureau, des responsabilités… Le choc de 2 époques… Ca fait vraiment bizarre… A ce rythme-là, je vais finir par ressortir les tee-shirt fluos à la mode de l’époque…Vous savez, ces fameux tee-shirt Poivre Blanc pour lesquels on aurait tué père et mère… Non, on ne va quand même pas aller jusque là…