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Nom du blog :
mamancelib
Description du blog :
Mes joies, mes peines, mon quotidien, mes coups de coeur de maman célibataire...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
26.03.2007
Dernière mise à jour :
09.11.2007
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Bulletin météorologique

Posté le 21.10.2007 par mamancelib


Sans vouloir remplacer ma blondasse météorologue préférée (Evelyne Dhéliat) ou ma brebis à poils longs de prédilection (Sébastien Folin), je peux vous annoncer qu’il fait froid….

Ca y est, vous pouvez ranger vos petits débardeurs, tee-shirts et autres shorts. Il est temps de vous cacher sous des vêtements chauds avec des manches et de mettre des chaussures qui couvriront vos orteils. En revanche, mesdames, ne croyez pas que vous laisser pousser les poils aux jambes vous tiendra chaud : ça ne fera pas fuir le froid mais votre homme. Investissez plutôt dans des bas et des pantalon épais… C’était le conseil féminin du jour.

Je me suis réjouie, plusieurs fois dans l’été, du bonheur que j’avais à me coucher seule : pas de contrainte horaire, des lectures jusqu’à point d’heure, personne qui ne me gênait à ronfler ou à grincer des dents, la position étoile de mer dans le lit et surtout, personne qui ne me tenait chaud…. Bref, je n’y voyais que des avantages… Mais là, avec cette chute impromptue des températures, je révise ma position : je ne cesse de repousser l’heure de mon coucher parce que je n’ai aucune envie de retrouver mon grand lit froid. Aucune envie de me coucher seule. Aucune envie de ne pas partager mes pieds glacés. Je veux quelqu’un dans mon lit… ou quelque chose… Un homme ou une bouillotte… Un chien ou une bonne couette… Une peau de mouton ou un chauffage… Mais je veux avoir chaud quand je me couche !!! (Roulée en boule dans ma couette, ça devrait le faire, merci de ne pas envoyer vos dons !)

Le week end passé, il faisait encore 25° ici : un soleil éclatant, une chaleur très agréable… Et cette nuit, quand je suis rentrée, il faisait 3° et du vent. Brrrr ! Je crois qu’il va vraiment falloir que je ressorte mon manteau, là. J’ai fait de la résistance jusqu’à maintenant, mais je vais baisser ma garde et me plier à ce froid. Et j’aime pô le froid…

Là, je n’ai qu’une envie, c’est d’iglooter chez moi, de rentrer en hibernation jusqu’au printemps, jusqu’à mon anniversaire, et de réapparaître quand les fleurs bourgeonneront. J’ai envie de me réfugier au fond de mon lit (chaud, bien entendu !), de fermer les yeux et de me reposer un peu de tout ça. De toutes façons, en dessous de 10°, je ne suis plus bonne à rien (au dessus de 30°, même combat !). J’ai même ressorti le plaid sous lequel je me réfugie quand je végète sur mon canapé.

Et puis, là, c’est la période où on ne sait pas encore comment s’habiller. Vous conviendrez que c’est un problème d’une importance capitale. On n’a pas encore bien repris ses marques avec les vêtements d’hiver qu’on vient de ressortir. On ne se souvient pas des associations heureuses qu’on pouvait faire entre certaines fringues. On ne se rappelle pas des habits dans lesquels on se sentait plus ou moins bien. Bref, c’est la période de flottement où on se cherche, vestimentairement parlant… Et où on se loupe, forcément… Où on s’habille de façon trop chaude ; ou trop froide… Où on tombe malade, forcément… Où on a mal aux pieds parce qu’on a perdu l’habitude de les enfermer dans des chaussures fermées toute la journée…

Et le froid, ça met les gens de mauvaise humeur. Parce qu’on sait bien que, du moment où il fait froid, ça veut dire que la rentrée est bel et bien passée et qu’il va falloir bosser pendant un an ; qu’il va falloir payer les impôts et autres taxes d’habitation ; qu’il va falloir économiser pour les cadeaux de Noël ; qu’il va faire nuit tôt ; qu’on ne va plus se faire les barbecues-rosé jusqu’à point d’heure pendant quelques mois… et qu’avec de telles perspectives, les gens vont forcément faire la gueule… et que du coup, vous allez faire la gueule aussi… Bonjour la sinistrose !

Et je refuse de céder à la sinistrose ambiante ! Alors, si vous me cherchez, je suis au fond de mon lit avec mon chauffage, ma peau de mouton, ma bonne couette, mon chien, ma bouillotte et mon homme… Qui a dit que ça faisait du monde ? (Cherchez l’intrus !)




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"Forever young" - Alphaville

Posté le 20.10.2007 par mamancelib

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La superstition...

Posté le 19.10.2007 par mamancelib

La superstition est l'art de se mettre en règle avec les coïncidences.


Jean Cocteau


Mais non, j’y crois pas !

Posté le 19.10.2007 par mamancelib


On a pour habitude de dire qu’on récupère souvent les pires habitudes de nos parents ; ces habitudes qu’on raille quand on est ado ; qu’on se réjouit de ne plus avoir à supporter quand on quitte le cocon familial… et qu’on découvre avoir par inadvertance.

Je me suis longtemps moquée de ma mère et de ses superstitions à deux balles (et oui, à l’époque, on était en francs !) : il ne faut pas faire ceci, ne pas dire cela, ne mettre ça comme ci, ne pas poser ceci là… et j’ai hérité de chacune de ses superstitions.

Par exemple, je n’étrenne jamais rien un vendredi. J’ai beau avoir acheté de super fringues dont je rêvais depuis des semaines, je ne les mettrai jamais pour la première fois un vendredi. Certainement pas ! J’attendrai sagement le samedi. Ou, si je suis prévoyante, j’enfilerai ces vêtements une première fois le jeudi pour les avoir étrennés et pouvoir les mettre le vendredi.

Je ne change pas les draps ou le linge de toilette un vendredi non plus. Donc, si ma fille salit son lit dans la nuit de jeudi à vendredi, je la laisse dans son lit sale… Non, mais vous croyez ce que vous êtes en train de lire ?. Là, c’est un cas d’urgence, évidemment que je vais changer les draps dans ce cas-là ! (arrêtez d’essayer de vouloir appeler la Ddass).

Toujours le vendredi, je ne me fais pas les ongles non plus. Interdiction de limer, de vernir mes ongles ces jours-là.

Oui, à cause de ma mère, le vendredi est un jour bien morne… Non, je vous rassure, je vis quand même et ce n’est pas lourd à porter ! Surtout parce que le vendredi, c’est la veille du samedi… Non, arrêtez de me prendre pour une débile profonde : je veux dire que le vendredi annonce le week end, et rien que pour ça, c’est l’un des meilleurs jours de la semaine…

De la même façon, je ne pose jamais un chapeau, un bonnet ou une casquette sur un lit. Ca porte malheur, c’est maman qui l’a dit. Alors, pour être sûre de ne pas déroger à cette sainte règle, j’ai accroché mes chapeaux aux murs de ma chambre.

Je ne supporte pas de voir le pain à l’envers. Ou les couverts croisés. Ou du sel renversé.

Je me méfie des vendredis 13… mais je joue au loto. Mais, 13 personnes à table, je ne prends pas place.

Au fond de mon portefeuille, j’ai un ruban rouge, sensé éloigner le mauvais oeil. Un cadeau de mon amie corse. Je ne me résous pas à l’enlever. Il me suit depuis maintenant 6 ans. J’ai certes eu mon lot de galères depuis 6 ans. Mais je garde mon ruban rouge. Il y a remplacé un edelweiss que j’avais gardé pendant des années.

Par contre, je me fiche complètement du pauvre chat noir qui traverse devant ma voiture. (non, je n’accélère pas en le voyant !)
Je me fiche de passer sous une échelle… mais j’évite, par peur de me recevoir quelque chose sur la tête.
Le parapluie ouvert à l’intérieur ? J’évite… Je n’en fais pas une maladie, mais j’évite…
Je me fiche de savoir si j’ai marché du pied droit ou du pied gauche dans cette déjection canine : j’ai marché dedans, ça pue, c’est dégueulasse, alors qu’on ne vienne pas me dire que ça porte bonheur !

Donc oui, je superstitieuse… mais je me soigne. Ca ne m’empêche pas de vivre, loin de là.

Voici les traditions dans la mamancelib’s family…Et c’est ça ce que je vais transmettre à ma fille ?… La pauvre…

"Delivery" de Babyshambles

Posté le 19.10.2007 par mamancelib

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Tout comme l'avenir...

Posté le 18.10.2007 par mamancelib

Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.


Marcel Proust

Et au milieu de la lavande, passe le métro

Posté le 18.10.2007 par mamancelib

J’ai encore perdu une demi-heure à la sortie de mes cours : j’ai eu le malheur de passer par la salle des profs, par le secrétariat, de rencontrer machin, de parler boulot avec truc… Bref, encore une journée où je n’ai pas réussi à partir en temps et en heure du boulot… Je suis donc arrivée à ma voiture désespérée d’avoir encore perdu du temps en futilités et un brin exaspérée. J’étais prête à envoyer voler mon cartable dans mon coffre quand j’ai découvert, au beau milieu de mon immense coffre un ticket de métro parisien… qui m’a redonné le sourire…

En ce moment, Paris est presque mon quotidien ; aujourd’hui particulièrement ! Dès ce matin, j’ai eu une pensée pour mes collègues et amis parisiens pris dans les problèmes de grèves (ou de fourrière ;-) ) en écoutant les infos, sur la route du boulot. A midi, déjeuner au sommet, au resto avec 4 copines : on projette une super virée à Paris pendant les soldes d’hiver… Attention, ça va être rock’n’roll… Je dois aussi monter en décembre sur Paris pour passer un week end avec ma fille pour faire mes courses de Noël et qu’elle découvre les vitrines de Noël des grands boulevards. Et ce soir, ce ticket de métro au milieu du coffre…

J’ai souri en voyant ce ticket… Je dois être la seule à sourire aujourd’hui en évoquant le métro parisien, d’ailleurs. Mais, pour moi, ces derniers temps, Paris est associé à de bons moments : Tonton Ibrahim, ma fille et son adoration du métro, le concert de Police, les fous rires avec la copine avec qui j’y suis allée, les personnes que j’affectionne qui y vivent… que des bonnes choses… Des instants qui sont malheureusement loin géographiquement et dans le temps, mais auxquels je repense toujours avec des étoiles dans les yeux.

J’ai récupéré ce fameux ticket vert (pourquoi vert, d’ailleurs ? Le carnet de tickets de métro que j’ai dans mon sac est violet. Quelle est la différence entre les 2 ?) et je suis rentrée dans mon petit village provincial. J’ai passé mes 30 minutes de route perdue dans mes pensées, mes souvenirs, de la musique plein les oreilles. Jusqu’à ce que je m’aperçoive que la camion derrière lequel je roulais depuis environ 10 minutes appartenait à une compagnie de transports belge dont le nom est… METRO. J’ai éclaté de rire ! C’est une coalition là ou quoi ? Dois-je y voir un signe quelconque ? Si Paris ne vient pas à moi, je vais devoir aller à Paris ? :-D…

Et c’est là que j’ai baissé les yeux et que je me suis rendue compte que j’avais balancé mon fameux ticket de métro dans mon cendrier… qui me sert maintenant de réceptacle à lavande (radio clichés, bonjour !)… Ah, les différences Nord/Sud…

"Et dans 150 ans" - Raphael

Posté le 18.10.2007 par mamancelib

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L'enfant reste...

Posté le 17.10.2007 par mamancelib

L'enfant reste un être fait de soi et de celui qu'on a aimé, il a pour mission de transmettre ce qu'il a reçu.


Catherine Bergeret-Amselek


Allô mamancelib ? C’est mamancelib…

Posté le 17.10.2007 par mamancelib


J’ai eu au téléphone une bonne copine avec qui nous sommes dans la même situation : toutes les deux séparées du papa de notre fille, l’année de nos 30 ans, mais à un an d’intervalle. Toutes les deux en grand questionnement sur notre vie « amoureuse » (… ou pas), sur là où on va (… ou pas), sur cette espèce étrange qu’on appelle les homme…

Quand deux mamans plus ou moins célibs se téléphonent, elles parlent de quoi à votre avis ?

Oui, on parle d’abord de nos enfants, de leurs progrès, de leurs découvertes, de leurs bobos, des maladies infantiles (au cas où, il semble qu’il y ait une épidémie de varicelle… Fin de la minute de prévention sanitaire). On en profite pour s’échanger en même temps quelques photos par mail… On se dit encore et toujours qu’il faut qu’on se voit. Bref, on gagatise devant nos filles qui sont bien évidemment les plus jolies, les plus intelligentes, les plus parfaites…

On parle aussi de nos copains, copines et autres relations communes… De nos dernières sorties… De nos boulots respectifs… et des hommes, bien évidemment… Du pauvre naze qui nous a accosté au charmant monsieur qu’on a croisé… Du charismatique quarantenaire aperçu au boulot au séduisant jeune homme rencontré ici ou là…De nos ex… De nos futurs…

Et le point commun, c’est cette peur… cette peur bleue… cette trouille… immense… qui nous terrorise. Cette crainte de voir notre petit cœur déjà abîmé se briser une nouvelle fois. Cette anxiété de voir des larmes couler encore à cause d’un homme. Cette inquiétude face à l’image qu’on va renvoyer à nos filles si elles nous voient souffrir encore à cause d’un homme. Cette angoisse à l’idée de souffrir…

Et puis, surtout, nous ne sommes pas seules… Il y a nos filles. Nos filles à qui nous ne pouvons imposer nos états d’âmes amoureux. Nos filles qui, elles aussi, risquent de s’attacher à tel ou tel homme qui passe dans notre vie plus ou moins régulièrement. Certes, on ne va pas leur présenter le moindre représentant de la gent masculine rencontré il y 2h23min… Mais les autres ?

Si nous, en tant que femmes, nous souffrons, c’est notre « problème » : on l’a cherché, on a pris un risque en se lançant dans une histoire, on a joué, on a perdu. Ca fait partie des règles du jeu. En tant qu’adulte, nous sommes conscientes des tenants et des aboutissants de chacune de nos histoires. On prend le risque de jouer et de gagner… ou de perdre…
Mais, nos filles, du haut de leur quelques petites années, n’ont pas cette même conscience. Leurs cœurs sont bien moins armés que les nôtres pour se protéger. Elles ne se sont pas encore forgé cette carapace avec laquelle nous, les adultes, nous nous protégeons. Leurs cœurs sont purs, sont vrais. Elles ne savent pas (encore) que ça peut faire mal d’aimer et de laisser parler son cœur… et nous, en tant que maman, nous n’avons pas envie qu’elles le découvrent si tôt.

Alors, nous avons peur non seulement pour nous, mais aussi et surtout pour nos filles… Mais où est la solution ?
Attendre que nos filles soient majeures pour reprendre une vie amoureuse ? Ca reviendrait à laisser de côté les femmes que nous sommes pendant quelques années…
Faire passer un casting de potentiel beau-père à tout prétendant ? Tout le monde sait qu’on ment toujours pendants les entretiens d’embauche pour mieux se vendre…
Ne pas mélanger notre vie amoureuse avec notre vie familiale ? Et du coup, privilégier l’une au détriment de l’autre et passer à côté d’une possible osmose entre la vie amoureuse et la vie familiale..
Mettre toutes les cartes en mains au dit monsieur ? Et si il y a zéro réaction (c’est bien d’un homme dont il s’agit ! ), on en déduit quoi ? Qu’il ne réalise pas l’enjeu ou qu’il s’en fout ?… Donc, à virer de toute urgence de notre vie et de la vie de notre fille…

Pour nous, mamans célibataires, tomber amoureuse d’un homme implique aussi que notre enfant l’accepte et l’aime… Condition sine qua non… Je comprends mieux pourquoi une jeune femme avec un ou plusieurs enfants effraie les hommes : il n’y a pas une mais plusieurs personnes à conquérir… Quel preux chevalier en est capable ?

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