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mamancelib Description du blog :
Mes joies, mes peines, mon quotidien, mes coups de coeur de maman célibataire... Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
26.03.2007 Dernière mise à jour :
09.11.2007
Allez, j’assume, je vais encore passer pour la jeune femme (oui, jeune !) tatillonne (pour ne pas dire chiante… Je vous entends !)
Dans la catégorie « qu’est-ce qui pourrait être rédhibitoire chez un homme ? », j’ai plusieurs nominés : le manque d’hygiène, la taille (j’ai déjà donné dans le nain de jardin et sacrifié 8 ans de chaussures à talons, c’est fini !), le manque de savoir-vivre, l’alliance, le prof, la misogynie, le Daniel Cleaver et… la chaussette de tennis ; enfin, les chaussettes de tennis puisque, normalement, elles vont par deux et qu’avec un peu de chance, elles ont les mêmes couleurs.
Non, franchement, un mec qui porte des chaussettes de tennis pour faire autre chose que du sport, ça aurait tendance à me faire déguerpir. Je crois même que je serais capable de fuir au moment M si je m’apercevais que monsieur porte des chaussettes de tennis. Ah mon dieu non !
C’est tout simplement immonde ! La chaussette bien épaisse en coton, avec ses traits bleus et rouges, quelle belle preuve d’originalité ! Attention, dans certains cas, un vent de folie souffle sur la largeur de la rayure, voire sur la couleur (j’en ai eu vu des vertes et rouges !), mais la matière reste la même.
En outre, point de non-conformisme pour ce qui est de la hauteur de la chaussette : elles ont toutes cette hauteur bâtarde au quart du mollet… quand il y a encore un élastique… Parce que le grand drame de cette variété de chaussettes, c’est l’élastique ; ce fichu élastique qui ne résiste pas bien longtemps, généralement et qui fait que vous vous retrouvez avec un homme avec des accordéons aux pieds, en guise de chaussettes. Et pour que ce soit plus amusant, sur la même paire, il n’y a qu’un des deux élastiques qui faillit à sa tâche : l’autre reste vaillant. C’est ce qui explique que ces messieurs se retrouvent ensuite avec des chaussettes dépareillées.
Mais le pire du pire de la chaussette de tennis se situe au niveau du talon. Autant l’élastique n’est pas bien résistant, autant la chaussette en elle-même bénéficie d’une endurance à toute épreuve. Et tout doucement, au niveau du talon, se dessine un… comment dire… non, « trou » n’est pas le mot adapté… un espèce de filet, un grillage, un maillage de la grosseur d’une pièce de 5 Francs, pardon, 2 euros. (même le prix des trous a augmenté !…). Mais, jamais ô grand jamais, cette usure au niveau du talon ne se transforme en trou : cela forcerait l’Homme à jeter la chaussette coupable. Non, cette usure est de plus en plus prononcée, on distingue nettement la peau, mais non, la chaussette ne cède pas !
Au final, les paires de chaussettes de tennis sont soit dépareillées, soit sans élastique, soit quasi trouées au talon… Charmant…
Et le pire, dans l’histoire, c’est que la seule fois où l’Homme va faire les courses seul, il revient triomphant un paquet de 10 paires de chaussettes de tennis à la main en s’exclamant « il y avait une super promo, 4€ les 10 paires… Je les ai prises, ça sert toujours des chaussettes !!! »…
Et ce qui est encore plus charmant, c’est ce avec quoi sont associées les dites chaussettes. Avec une paire de baskets et une tenue de sport, disons que c’est utile, donc tolérable. Disons que la basket est la seule association heureuse avec la chaussette de tennis. Parce que quand vous voyez la chaussure de ville en cuir associée à la chaussette sportive, ça en est désespérant. Certains petits malins dissimulent leurs chaussettes honteuses sous des bottes ; soit… Mais d’autres les exhibent au travers de leurs tongs ou de leurs sandales… Et pour ces derniers, pas de pitié : il faut leur dire que c’est tout simplement abominable et qu’ils sont passibles d’une amende par la Brigade du Bon Goût…
Par conséquent, je m’autoproclame à ce jour Grande Présidente du CACT ( Comité Anti Chaussette de Tennis) et déclare ouverte la chasse à la chaussette de tennis utilisée autrement que pour faire du sport. Ca ne peut plus durer… et si mon prochain zamoureux a des chaussettes de tennis… je les lui brûle !!!
(Je serais curieuse de savoir combien d’entre vous ont vérifié leurs chaussettes à la lecture de ce billet…)
NB : Je suis en train de penser à déménager par là... Le site est encore en essais, en travaux, soyez indulgents... Donc, provisoirement, je continue de poster sur les deux... et je vous tiens au courant de la suite...
Les choses qui vous échappent ont plus d'importance que les choses qu'on possède. Un amour insatisfait a plus d'importance qu'un amour pleinement consommé.
Voici le conte le plus court et le plus beau que tu n'aies jamais lu. « Il était une fois une jeune fille qui demanda à un garçon s'il voulait se marier avec elle. Le garçon lui répondit "Non!". Dès lors la jeune fille vécut toujours heureuse, sans laver, ni cuisiner, ni repasser pour personne, en sortant avec ses amies, en baisant celui qu'elle voulait, en travaillant et dépensant son argent comme elle le voulait. » Le problème c'est que depuis que nous sommes toutes petites, on ne nous a jamais raconté ce conte. Et ils nous ont bien foutues dans la merde… Avec ce putain de prince charmant !!!
Ca me fait toujours sourire ce genre de mails que je reçois… Mais, « alors qu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer »… Vous connaissez déjà mon avis sur les contes de fées et ce foutu Prince Charmant qui est une véritable arnaque, je n’y reviendrai pas.
En revanche, c’est le genre de contes qui a beaucoup plu à mes copines, vendredi soir. En discutant avec elles, chacune a avoué m’envier le fait de pouvoir continuer à sortir entre nanas sans avoir à rendre des comptes à qui que ce soit, sans avoir à supporter les crises de jalousie d’un homme. D’être libre.
Pour tenter d’apaiser leur douce moitié, chacune a eu un stratagème différent. L’une a feint la grosse fatigue, le manque d’envie de sortir. L’autre s’est habillé très simplement pour ne pas éveiller la moindre jalousie. Une autre encore avait organisé la soirée de son compagnon. Et enfin, la dernière, avait juste hurlé, négligemment, sous la douche « oh, zut, je ne suis pas épilée… Bon, c’est pas grave… » ;-) … Il est vrai que moi, je n’ai pas de compte à rendre… à personne. J’ai juste un souci d’organisation supplémentaire puisque je dois m’occuper de faire garder ma fille.
Si les conjoints de mes copines espèrent qu’elles rentrent le plus tôt possible, ma baby sitter, elle, souhaite sincèrement que je rentre au plus tard pour gagner encore plus d’argent.
Si en rentrant, chacune retrouve sa moitié au milieu du lit, en train de ronfler, moi, je ne retrouve que ma baby sitter avec les coutures du canapé incrustées sur le visage parce qu’elle s’y était endormie. Et en plus, elle m’accueille avec un sourire accompagné d’un « vous avez passé une bonne soirée ? » et pas d’un « eh ben dis donc, heureusement que tu ne devais pas rentrer tard ! ».
Si, moi, j’ai pu lézarder le lendemain, tranquillement, avec ma fille et organiser ma journée selon mon degré de fatigue, d’autres ont dû faire face à des obligations et un rythme plus soutenu. Le mari de l’une qui n’a pas pu ou voulu amener leur fille à l’école à 8h30, le fils de l’autre qui prenait l’avion à 6h30… ou encore, celui qui a eu la bonne idée d’inviter 3 couples d’amis à dîner le samedi soir… comme ça… avec le frigo vide… Ce qui veut dire passage par le supermarché le samedi après-midi, ménage et cuisine… Bref, tout un tas de réjouissances auxquelles je n’ai pas eu à faire face. Si ce n’est que j’ai dû me lever à 8h15 puisque ma fille me réclamait… et que je m’étais couchée à 5h…
L’une d’entre elles est allée jusqu’à me dire qu’elle ne serait pas certaine de vouloir vivre à nouveau avec quelqu’un si jamais elle devait se séparer de son compagnon actuel, tant le quotidien à 2 était lourd à gérer. Et là, je n’ai pu qu’aller en son sens parce que c’est la première évidence qui m’a sautée aux yeux quand je me suis séparée du père de MiniBri. Aujourd’hui, je n’ai que mon quotidien et celui de ma fille, pas celui d’une tierce personne. Je range mon désordre. Je lave mes habits. Je prépare mon repas. Je repasse mes vêtements. Je mange ce dont j’ai envie, à l’heure que je veux. Je me couche à l’heure que je veux. Et ça, qu’est-ce que c’est bon ! Qu’il est bon de ne pas avoir à repasser derrière quelqu’un pour ranger ses affaires, de ne pas chercher quelque chose qui n’a pas été rangé à sa place, de ne pas dépendre d’une autre personne pour dîner, dormir ou autre… Alors oui, le quotidien dans un couple ne me fait pas défaut. C’est tout le reste qui me manquerait plutôt…
Si elles m’envient tout ça et plus encore, je les envie d’avoir une épaule sur laquelle poser leur tête, d’avoir une main à serrer en s’endormant, d’exister dans le regard de quelqu’un, de savoir que quelqu’un pense à elle, de pouvoir faire des choses pour une autre personne que soi-même, d’avoir le cœur qui bat pour quelqu’un, d’avoir des étoiles dans les yeux en pensant à tel ou tel souvenir, de faire un achat en pensant « ça, ça lui plaira », d’entendre un morceau de musique en disant « c’est sa chanson préféré »… Quoi qu’elles fassent, elles partagent…
On sera toujours des éternel(le)s insatisfait(e)s, les hommes comme les femmes. On cherchera toujours à savoir si l’herbe est plus verte ailleurs. On enviera toujours celui qui possède ce qu’on n’a pas, ou qu’on n’a plus. On ne se contentera pas de ce qui est acquis… Et c’est regrettable : un perpétuel sentiment d’insatisfaction ne peut rien amener de positif.
Et si on apprenait simplement à apprécier chaque chose à sa juste valeur ? A apprécier les avantages de chaque situation ? A ne pas toujours vouloir ce qu’ont les autres ?… Ca paraît bête à dire, mais je crois que c’est peut-être là la clé de tout.
Alors, je vais mettre en application tout de suite : j’ai certes des inconvénients dans ma situation actuelle, mais ils ne doivent pas occulter les avantages quotidiens dont je jouis. Le plus grand avantage ? Ma liberté dans tous les domaines ; elle n’a pas de prix… J’ai décidé d’être optimiste ! J’ai décidé de profiter… et… advienne que pourra !!!
Heeeeeeeeeeelllllpppp ! I need a man ! J’ai besoin d’un homme !…
N’y voyez aucun appel d’une femme éplorée mais j’ai juste besoin d’un alibi, d’un gage d’écoute, pour amener ma voiture au garage… parce que quand j’y vais seule, visiblement, on me prend un peu pour une bille… J’adore !
J’ai emmené mon carrosse fin Août au garage pour la révision habituelle. Et j’en ai profité pour leur signaler que depuis quelques semaines, un voyant « Défaut moteur » s’affichait plus ou moins régulièrement. Et que là, forcément, le jour où j’emmène ma voiture pour la révision, le dit voyant ne se manifeste pas. Je leur précise bien que ma voiture étant sous garantie, je voudrais qu’ils s’en occupent tant que je suis couverte. « Sans aucun problème, madame, ne vous inquiétez pas, on s’en occupe… ». Je ne sais pas pourquoi, mais dès qu’on me dit ça, justement, je commence à me faire du souci… à juste titre ! En récupérant ma voiture, on m’assène un « ne vous inquiétez pas, on a regardé pour votre voyant, c’est un défaut fugitif. Rien de grave. Ca ne reviendra pas. » « Vous êtes sûr ? » « Bien sûr… quand même ! »… Moi, pauvre femme, j’osais remettre en cause les qualités indéniables de mécanicien d’un homme… Bougresse !… Premier après-midi foutu.
Et évidemment, une semaine plus tard, le voyant recommençait à s’allumer…
Je reprends rendez-vous « Bonjour, je suis madame Mamancelib, j’ai mon voyant « défaut moteur » qui est allumé quasiment en permanence. J’appelle pour prendre rendez-vous pour que vous me régliez ce problème. Je pense qu’il va falloir que vous passiez ma voiture à la valise » « A la valise ? C’est votre mari qui vous a dit ça ? » « Ben euh non… J’avais eu ce genre de problème avec mon ancienne voiture et il avait fallu la passer à la valise pour en déterminer l’origine » (depuis quand je dois me justifier, moi ?). Donc, je repasse par la case garage, je ne paie toujours rien puisque ma voiture est sous garantie. En déposant ma voiture, j’explique bien tous les symptômes. Je leur dis aussi que je pense qu’il y a un problème soit au niveau du carburateur, soit au niveau des injecteurs (j’ai eu une première voiture tout le temps en panne, et avec laquelle j’ai beaucoup appris en mécanique !). Je lui précise aussi que je pense avoir un petit souci avec l’ABS pour telles et telles raisons. Je vous laisse imaginer la mine goguenarde du gars en face. J’aurais pu lui refaire le sketch « Chouchou » de Gad Elmaleh, je crois qu’il n’aurait pas eu plus envie de rire…sauf que quand je suis venue chercher ma voiture, il m’annonce « c’est bien un problème d’injecteurs. On vous reprend la voiture la semaine prochaine pour vous les changer. Et il a fallu modifier quelque chose sur votre système de freinage » Je me suis retenue de lui dire « euh… je ne vous l’avais pas dit ? ». Deuxième après-midi bousillé.
Troisième round : le fameux changement des injecteurs. A force de mener ma voiture les mercredis après-midi, ils commencent à tous me connaître dans mon garage. Ils sont bien gentils, bien sympathiques, mais là, je commence à en avoir ras le bol de passer mon temps libre là-bas. Quand je récupère ma voiture, je tente un « Vous avez tout regardé ? Vous êtes sûr que je n’aurai plus besoin de revenir ? »… Et là, si je l’avais insulté lui, sa famille, ses ascendants, ses descendants, il ne m’aurait pas regardé plus interloqué « Ben bien sûr, madame, quand même… Vous signez là ? » Et, avant de signer tout document, je le lis… Et je vois qu’ils ont fait mon dossier au nom de MONSIEUR Mamancelib. « Euh, excusez-moi… La voiture est à mon nom » « Et alors ? Que le dossier soit à votre nom ou à celui de votre mari, c’est pareil non ? » « Non… C’est ma voiture… et je n’ai pas de mari »… Euh, pourquoi veulent-ils à tout prix que je sois mariée ? Ils ont des actions chez Pronuptia ?. Troisième après-midi gâché.
Mais, bien évidemment, l’histoire ne s’est pas arrêtée là. Parce qu’après avoir fait un kilomètre dans mon carrosse aux nouveaux injecteurs… j’ai cru sentir encore un creux dans l’accélération… confirmé par mon voyant qui s’est encore éclairé dès le lendemain matin. J’ai donc perdu 3 après-midi pour rien. Bien évidemment, ça m’a mis d’excellente humeur…
J’ai donc rappelé mon cher garagiste sur un ton un peu plus sec. J’ai pris ma voix de prof comme me disent certains. Je lui ai exposé chronologiquement les faits, de façon détaillée. La seule chose qu’il a trouvée à me répondre c’est « Ah… peut être qu’on ne vous garde pas la voiture assez longtemps… Laissez-nous votre voiture une journée entière… ». J’hurle tout de suite ou j’attends un peu ?
Alors voilà, je cherche un homme pour m’accompagner demain chez mon garagiste. Un homme à qui mon cher garagiste s’adressera forcément puisque les femmes ne comprennent rien en mécanique. Un homme qui sera le gage qu’on me prendra un peu plus au sérieux. Un homme qui m’aidera à avoir une voiture qui fonctionne correctement. Un homme qui fera que je passerai mon temps libre ailleurs que dans un garage… et oui, ça sert aussi à ça un homme ;-)
Dans la série « Révélations », la soirée de vendredi a été chargée. J’ai même eu l’impression à un moment donné qu’on jouait au « Jeu de la Vérité ».
Vous vous doutez bien que cinq femmes entre 30 et 40 ans qui se retrouvent autour d’un bon dîner, ça parle forcément des relations hommes-femmes en général, des mecs en particulier… et là, c’est à moi à qui on a fait une révélation. « Tu sais, mister P. ? Il m’a parlé de toi la dernière fois… Il m’a demandé si je pensais qu’il pouvait tenter sa chance avec toi… ou pas ».
Et là, j’ai fait « arrêt sur image »… crampe de la mâchoire… STOP… arrêtez tout… prenez-moi en photo, vous pourrez peut être gagner un prix d’humour avec ma tête… Regroupement de neurones : « Tu es sérieuse là ? On parle bien du même mister P ? ».
Non, parce que là, il faut que je vous explique quand même : mister P a, au bas mot, 50-55 ans. Mister P. est marié. Mister P ressemble plus à un croisement d’Einstein et de Richard Bohringer qu’à George Clooney.
Mister P. a été très sympa avec moi au moment où j’ai quitté le père de ma fille. Très prévenant, très attentionné, toujours à s’enquérir de mes nouvelles. Alors, depuis, il est vrai que je lui vouais une affection particulière. Je suis toujours reconnaissante envers les gens qui ont été là quand ça n’allait pas. Ca fait plusieurs fois qu’il essaie de m’inviter au resto un soir et que pour des raisons X ou Y, je ne suis pas disponible. Alors, on reporte à chaque fois. Mais, comme d’habitude, ma grande naïveté et moi ne soupçonnions pas qu’il y avait des « intentions » derrière tout ça… (en me relisant, je me dis qu’il faut vraiment que j’arrête mon rail de bisounours tous les matins !)
Non mais attendez, là, sérieusement, même si c’était le dernier homme sur terre, je crois que je ne pourrais pas… Beuuuuuuuurk…. Et puis, il faut être sérieux deux minutes : ce n’est pas un père que j’aimerais trouver, mais un amoureux ! … Et puis, il est marié !!!
Et avec moi, c’est toujours tout ou rien… Dans la même soirée, je suis passée d’un extrême à l’autre.
Mes amies et moi sommes sorties dans une boite « années 80 » : de la bonne musique rock de cette époque là, et même quelques « vieux tubes du grenier » comme « Partenaire Particulier » ou « Femme libérée » (ça nous a beaucoup fait rire !)… Le but de notre virée était de nous amuser et de nous défouler, l’ambiance musicale tombait à point. Mais, chose que nous n’avions pas prévue, la moyenne d’âge était autour de 20 ans. Honnêtement, à aucun moment, nous n’aurions cru que des jeunes (des vrais !) viennent écouter et danser sur ce genre de musique. On s’est quand même posé la question de savoir si on ne risquait pas de tomber sur des anciens élèves… De toutes façons, vu comme nous étions déchaînées, ils n’auraient jamais pu croire que nous étions les profs qu’ils avaient eues.
Et forcément, il a bien fallu que des petites jeunes essaient d’établir le contact. Le pire, c’est qu’ils ne doutent de rien et font preuve d’une assurance phénoménale… Je discutais avec une copine, assises à une table de la boite. Deux pré-pubères, sûrs d’eux, posent d’autorité leur verre sur la table et s’assoient avec nous. Ah ben voyons ! On va faire halte garderie, aussi, non !?! Tactique d’approche très classique, présentation, tentative de discussion « et vous faites quoi dans la vie ? »… et là, ma copine et moi avons fait un festival « On est profs… on met des heures de colle… on s’occupe des gamins comme vous… on prend les carnets de correspondance… on convoque vos parents…et là, en fait, on est venu voir dans quel milieu évoluent nos anciens élèves»… On a été horribles ! Bref, on s’est fait plaisir pour les faire fuir. Mais que nenni ! Ca ne les a pas fait fuir, les bougres ! Ils sont restés là, à discuter « mais non, on ne pourrait pas être vos élèves, on est en troisième année de droit »… Ah, le message subliminal n’est donc pas passé… Et en plus, ils ne sont pas futés… Du coup, c’est ma copine et moi qui avons lamentablement fui sur la piste de danse.
Mais le pire, c’est que l’un d’eux est revenu à la charge, au moment de partir. « Il y aurait moyen de se revoir ou d’échanger nos numéros de téléphone ? ». Non mais je rêve là ! J’ai calmé ses ardeurs d’un très simple et très efficace « Tu sais, je suis maman d’une petite fille de 2 ans et j’ai franchement autre chose à faire… ». Et là, cette fois, le message est bien passé… Argument imparable… Oui, je sais, ce n’est pas bien de servir de son enfant, mais bon, visiblement, il n’y avait que ça d’efficace avec lui…
Donc voilà, sur une même soirée, en l’espace de quelques heures, je suis passée du pré-sénile mister P. au pré-pubère étudiant en droit (mais en 3ème année, hein, ça avait l’air important pour lui visiblement puisqu’il a lourdement insisté sur ça !). Ca, c’est de l’avenir sentimental, tiens !… C’est dans ces moments-là que j’ai envie de prendre ma mandoline et d’écrire une ode à mon célibat bien adoré…
En rentrant, sur la route, j’ai aperçu une étoile filante dans le ciel : j’aurais peut être dû faire le vœu de rencontrer des gens dans mes âges. Parce que choisir entre le fan de tektonik et le fan de musette, ça ne va pas être possible…