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mamancelib Description du blog :
Mes joies, mes peines, mon quotidien, mes coups de coeur de maman célibataire... Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
26.03.2007 Dernière mise à jour :
09.11.2007
Vous voyez un moine bouddhiste en position du lotus, au pied d’un arbre, en train de méditer ? Vous imaginez la douceur de sa tunique orange et l’apaisement qui se dégage de cet homme ? Vous ressentez la quiétude et le calme qui se dégage de cette vision ?... Fermez les yeux… Rêvez de cette tranquillité…
Parce qu’ici, c’est juste tout le contraire….
Je sais maintenant pourquoi je n’avais aucune envie de reprendre le boulot. Mon intuition ne me trompait pas. J’ai l’impression que l’Education Nationale veut ma peau. D’ici la fin de l’année scolaire, j’écris sur les murs « l’Education Nationale m’a tuER », juste au dessous de la photo de Darcos.
Non, là, il va vraiment falloir que ça cesse très très vite. C’est simple, j’ai passé ma journée à râler après la terre entière. Et ça, ça ne me ressemble pas.
1er round : ring du premier collège.
J’ai mis ma tenue de combat, empoigné mon cartable, mis quelques feuilles à l’intérieur pour ne pas faire trop touriste (déjà qu’avec les lunettes de soleil sur la tête, on en était pas loin) et pris la direction du collège. Je n’ai pas encore mis un pied à l’intérieur du hall que le principal me saute dessus (euh, pas au sens propre, non merci, ça ira !) : « Bonjour, vous avez passé de bonnes vacances ?… Vous aviez participé à la constitution des classes de 3ème ? »… Charmant accueil… Où sont les guerriers Massaï ?… Les chippendales ?… Bon, d’accord, si le principal est le seul comité d’accueil, et bien, je vais répondre à sa question avant qu’il ne se prenne pur un chippendale… Ca, ça ferait vraiment peur et ça pourrait me faire partir en dépression… « parce que si vous avez participé à la constitution des classes de 3ème, il faut tout recommencer après la réunion plénière parce qu’on a eu des changements… »… Euh, c’est une blague ? On a passé une journée entière, début juillet, à classer les élèves selon leurs options, à répertorier les associations à éviter, à prendre en compte les doléances des uns et des autres pour devoir tout recommencer au mois de septembre ? C’est une blague là ?… Ben non, le principal n’a rien de Bozo le clown (quoique…)… On a vraiment dû refaire le même boulot qu’au début des vacances… J’adore travailler pour rien…
Mais avant toute chose, nous avons eu droit à l’éternel discours de bienvenue (m’en fous, moi, je buvais mon café), à la très classique photo de « l’équipe » (bientôt, il vont nous faire mettre un maillot à l’effigie de l’établissement !), en passant par les coups de colère de presque tous les profs… à cause des emplois du temps ! Là, cette année, je crois que c’est du très très haut vol : nous avons battu le record des emplois du temps pourris… Bref, c’est super agréable d’effectuer une rentrée scolaire avec en bruit de fond des profs en train de grogner (euh, je me mets dans la catégorie des grogneurs, je vous rassure !)
2ème round : ring du deuxième collège
Je suis déjà partie passablement énervée de mon premier établissement, en partie à cause de mon emploi du temps et pour avoir dû refaire les classes de 3ème… Je n’ai même pas pu profiter de l’apéritif dînatoire ! Cette arnaque ! (Le premier qui dit que ça l’étonne, je me fâche !)
Arrivée sur la seconde zone… Des dizaines de bises à donner… Des dizaines de fois à répéter que les vacances se sont bien passées… Plein de têtes nouvelles : tiens, ça se rajeunit dans l’Education Nationale ! Ce n’est pas une mauvaise chose ;-) Les chefs n’ont pas changé : toujours tout droit sortis d’une série télé…
Tout se passait bien, voire très bien jusqu’à ce que je reçoive mon second emploi du temps, qui vient compléter le premier : une véritable catastrophe, et je pèse mes mots. La pire journée étant celle du vendredi où avec seulement 4h de cours, je commence à 8h du mat pour finir à 16h… Oui, oui, vous avez bien lu… Au final, avec 18h de cours par semaine, je passe XXX heures dans mes établissements. Pas mal hein ? J’attends le prochain qui me dit que je suis une planquée…
Dire qu’à un moment j’avais pensé et espéré que cette année scolaire pourrait être un peu plus « cool », que j’arriverais à avoir des plages horaires à moi et à moi seule… que je pourrais aller nager au moins une heure par semaine… que je profite de moi pendant que ma fille serait à la crèche… Ben c’est raté… et raté de chez raté… Je travaille les lundi, mardi, jeudi, vendredi de 8h ou 9h à 16h ou 17h… Pratique, hein ?
Bon, j’ai tellement fait part de mon mécontentement que mes chefs vont essayer de faire bouger les choses. Parce que je vous jure que là, je ne suis pas contente du tout…
J’en suis même arrivée à me coller sur le bout du nez l’étiquette de la pomme que j’étais en train de manger pour compenser ma cigarette… que j’ai finalement fumée :-( Oui, allez-y, jetez moi des pierres, il ne me manque plus que ça aujourd’hui… Oui, d’accord, j’en ai fumé deux… Oui, je sais, je viens de filer un coup de canif à mon sevrage de 14 jours aujourd’hui… Mais, ce n’est pas ma faute… Ils m’ont trop énervée avec leurs bêtises….
Alors, du coup, ce soir, je cherche désespérément quelque chose pour compenser ma frustration, non mes frustrations du jour. Il FAUT que je me fasse un cadeau. Alors, je ne sais pas, j’hésite. J’ai des idées, mais, je ne sais pas si je dois être raisonnable ou pas… Je ne sais pas si je mérite vraiment de me faire un cadeau vu que j’ai fumé deux cigarettes…
Vous voyez, je vous l’avais dit : je finirai par écrire sur un mur « l’Education Nationale m’a tuER »
En ce dimanche soir, nous sommes ici réunis pour faire, ensemble, un dernier adieu aux vacances d’été de mamancelib.
C’est avec une certaine émotion que nous devons leurs dire un dernier au revoir. Rappelons-nous d’elles comme deux mois remplis, gais, amusants, variés mais pas très reposants pour mamancelib. Deux mois de sorties, rencontres, fous rires mais aussi des larmes… Deux mois très « classiques » dans la vie d’une trentenaire.
Alors, certes, mamancelib avait un peu peur de ces premières vacances seule avec MiniBri. Certes, elle éprouvait une certaine appréhension. Mais, ses craintes se sont avérées totalement injustifiées et, finalement, ces vacances auront beaucoup apporté à mamancelib, sur divers plans.
Prions encore, mes frères et mes sœurs.
Ayons une pensée pour la famille de ces vacances d’été 2007. Pour cette pauvre mamancelib qui a le cœur déchiré en les voyant partir. Pour ces vacances de la Toussaint 2007 (des petites nièces) qui essaieront de raviver ce souvenir. Pour ces vacances de Noël 2007, d’hiver et de Pâques 2008 qui tenteront de les remplacer. Mais aucune n’y arrivera. Seules les vacances d’été 2008 pourront éventuellement y prétendre…
Prions, mes frères et mes sœurs.
Allez en paix chères vacances ! »
Voilà l’oraison funèbre prévue ce soir, pour la fin de mes vacances.. Si quelqu’un a le numéro de téléphone du curé du mariage de mon meilleur ami pour la prononcer, vous pouvez me le transmettre. Je me ferais une joie de préparer cette cérémonie avec lui ;-)
Que puis-je faire face à cette rentrée scolaire ?
Pleurer ? Crier ? Me rouler par terre ? Feindre des maux de ventre ? Simuler une amnésie ? Dire que j’étais en stage de spéléologie et que j’ai perdu toute notion temporelle ? Prétendre avoir été enlevée par des martiens ? Affirmer que je suis devenue la femme de l’homme invisible et que par conséquent, on ne me voit pas, même si je suis là ?
Non, je crois qu’aucune de ces excuses ne sera recevable…
Il va bien falloir que je retourne travailler demain… dans la joie et dans l’allégresse… et dans le respect du seigneur (euh ??? Non, rien, ne vous inquiétez pas, c’est des « restes » du mariage de mon meilleur ami…)
Certains diront que j’abuse de me plaindre après ces loooongues vacances, mais il m’est difficile de laisser à nouveau MiniBri à la crèche, de reprendre un rythme scolaire, de quitter ma parenthèse enchantée… Il va falloir que je réapprenne à me coucher, et surtout à m’endormir, à des heures plus décentes… Il va falloir remettre le réveil le matin…
Et surtout, il va falloir que je retrouve mon costume de prof… Vous savez, celui que j’avais laissé avec grand soulagement début juillet. Non pas que je n’aime pas ce costume, loin de là : j’adore mon métier. Mais retrouver le côté gendarme et sévère qui fait partie de ma fonction ne m’enthousiasme pas.
Même mes chaussures se sont décidées à me signaler que là, ça y est, les doigts de pied en éventail, c’était du passé : je les ai cassées en rentrant ce soir… mes jolies petites chaussures avec lesquelles j’ai passé tout l’été sont mortes, paix à leur âme ! Et paix à mes vacances…
Quand je pense que je n’ai pas encore préparé mon cartable.. pire que les mauvais élèves !
C'est une belle journée... pour prendre congés de vous pendant quelques jours...
Je crois que j'ai bien mérité mes 4 jours "off", avant de repartir pour une année scolaire qui s'annonce déjà intense, à tous les points de vue...
Et si vous êtes trop en manque de mes péripéties, je vous invite à vous plonger dans les abysses du blog... Vous trouverez certainement des billets nouveaux !
En mon absence, soyez sages... mais pas trop !
Ne fumez pas !... C'est pas bien....
N'oubliez pas de laisser mes coordonnées si vous croisez mon Prince Charmant...
Dans les contes pour enfants, les princesses donnent des baisers aux crapaud. Dans la vie réelle, les princesses embrassent les princes et ceux-ci se transforment en crapauds.
Si même les publicitaires se mettent aussi à essayer de nous faire croire que le Prince Charmant existe, là, ça ne va plus être possible. Le Prince Charmant, c’est comme le Père Noel : il n’existe pas, ou dans les rêves des enfants. (Et si vous venez à l’instant d’apprendre que le Père Noël n’existe pas, c’est que vous n’avez pas l’âge de lire ce blog ! Allez, oust, on file préparer la rentrée !)
Alors, je suis navrée si je brise encore les rêves et les illusions de certaines, mais bon… Il fallait que quelqu’un le fasse, je l’ai fait. Vous pouvez aller porter plainte contre vos parents qui vous ont lu des contes de fées lorsque vous en aviez encore l’âge. Oui, ils vous ont raconté des bêtises et menti. (ui, je suis cruelle !).
D’un autre côté, vous imaginez une maman en train de dire à sa fille « Non, les hommes sont tous des abrutis, fuis-les, ne leur fais pas confiance ! »… Quel tableau !… Ca donne super envie de grandir, ça, tiens !… Le vécu de l’adulte n’a pas à éprouver l’innocence de l’enfant, qui fera sa propre expérience de la vie ; plus tard…
N’empêche que cette pub me plaît bien. D’abord, l’objet de la publicité en elle-même ne peut pas me laisser indifférente : oui, comme toute femme, j’adore les bijoux. Ben oui, j’avoue ;-)… Boucles d’oreille, bracelet, collier, bracelet, bague… Ma boite à bijoux (euh, mes boites à bijoux) en regorgent. Avec une quasi exclusivité pour l’or jaune.
J’aime bien la symbolique du bijou, quel qu’il soit. C’est en général ce qu’on offre pour marquer une occasion précise, pour laisser un souvenir concret d’un événement. Chacun de mes bijoux me rattache à quelqu’un, à quelque chose, à une période de ma vie. Quand j’ai quitté le père de MiniBri, j’ai retiré tout ce qu’il m’avait offert (après lui avoir envoyé au visage le diamant qu’il avait passé à mon doigt pour me demander en mariage) et j’ai tout rangé : MiniBri aura ces bijoux en temps voulu, à des moments importants de sa vie. Tout comme ma mère m’a donné le bracelet qu’elle avait eu à ma naissance le jour où je suis devenue maman, ma fille aura le pendentif que j’ai reçu un certain 4 août quand elle connaîtra les joies de la maternité.
Mais, si cette pub me plait, ce n’est pas seulement parce que l’objet est un bijou. Non… Relisez le slogan… La princesse qui attend son prince charmant est assez atypique, non ? Vous croyez vraiment que là, elle est train de guetter l’arrivée du prince derrière la fenêtre de sa tour ? Vous pensez qu’elle défaille à la vue du moindre cheval blanc à l’horizon ? Vous semble-t-il qu’elle est en train de filer la laine en attendant son « sauveur » ? Est-ce que la princesse a l’air éploré parce que son prince charmant n’est pas là ?
Non… Tout simplement non… En filigrane, on peut percevoir que la princesse de cette pub ne cherche personne et n’attend personne ; mais que si le fameux prince charmant avec lequel on a bercé son enfance désire se manifester, il n’a qu’à venir à elle. Elle ne le cherchera pas ; elle ne le cherchera plus. Elle n’attendra plus, pleine d’espoirs, qu’il arrive sur son beau destrier blanc pour la marier (c’est horrible cette expression, je sais !) et pour être heureuse…
Avez-vous lu la petite phrase en bas ? A ce prix là, qu’attendez-vous pour penser un peu plus à vous ? Si on avait encore des doutes sur le public visé par cette pub, là, le message est clair : on pense à vous mesdames. On connaît votre vie dévouée aux enfants, au mari, au boulot, au ménage et j’en passe… Et on vous propose de penser enfin à vous… de vous faire plaisir… toute seule… sans l’aide de quiconque, ni même d’un homme (ces dernières phrases doivent impérativement rester dans leur contexte… On parle bien de se faire plaisir en s’offrant un bijou, ici ! ;-) )
Pour tout cela, c’est sûrement une princesse du XXIème siècle, ascendant Bridget Jones . Un conte de fées revisité. Une pretty woman des frères Grimm. Cela reste du domaine de l’imaginaire, du rêve, de l’irréel… Mais, on peut rêver, non ?
A tout hasard, si vous croisez un prince charmant qui me cherche, n’oubliez pas de lui donner mon numéro de téléphone, mon mail, l’adresse de mon blog, mon adresse postale, mon numéro de sécurité sociale… Ce serait dommage qu’on se râte… encore !
NB : Et je vous invite à (re)lire un de mes articles préférés sur le prince charmant ici