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Mes joies, mes peines, mon quotidien, mes coups de coeur de maman célibataire... Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
26.03.2007 Dernière mise à jour :
09.11.2007
En ce premier week end de post rentrée, plutôt que de céder à la morosité ambiante, j’ai décidé de m’offrir un après-midi shopping : ma carte bleue frétille dans mon portefeuille, elle meurt d’envie que je tape les 4 chiffres magiques et que je ressorte des magasins les bras chargés de sacs. Donc, pour ne pas frustrer cette pauvre carte bleue et empêcher qu’elle ne frétille davantage, j’ai décidé d’aller lui faire faire un tour.
Contrairement à ce que peuvent déjà penser certains, non, je ne suis pas allée à Ikéa. C’est bien mal me connaître… Il y avait trop de monde pour ça !!! Bien sûr que j’y ai pensé ! Surtout que j’ai envie d’une housse de couette rouge en coton peigné que j’y ai vue il y a un moment.. (ça vous passionne, hein !)… Mais non, j’imagine que c’était bondé de parents qui achetaient des bureaux à leurs enfants dans l’espoir qu’ils y travaillent, de jeunes étudiants qui quittent le cocon familial et qui emménagent leur premier studio… Alors, ma housse de couette attendra un peu…
Non, j’ai décidé de penser à ma fille et moi : au programme, des chaussures et des habits pour ma fille, de la lingerie et des chaussures pour moi et aussi un cadeau pour la personne qui s’est occupée de bouger une heure de mon emploi du temps (euh, tout n’est pas réglé loin de là, mon problème de ma journée « gruyère » reste entier…).
Bref, je suis partie en expédition, ma fille sous le bras, toute contente de pouvoir aller et venir dans les allées des magasins… et je suis rentrée sans rien ! Oui, c’est possible. La shoppeuse que je suis n’a rien trouvé qui lui donne envie de sortir ma carte bleue qui frétillait d’impatience d’être utilisée.
MiniBri a essayé une bonne dizaine de chaussures, rien ne m’a enthousiasmé. Les fringues étaient minables. J’ai aussi essayé des bottes, des chaussures plates, des chaussures à talons, des escarpins, rien ne m’a plu. Du côté de la lingerie, rien de bien folichon non plus. J’ai juste trouvé le cadeau que je cherchais pour ma collègue chez Casa et j’en ai profité pour m’acheter un mug pour boire mes litres de café au boulot. Résultat des courses : 6,99 €. Je n’ai même pas eu besoin de sortir ma carte bleue qui n’attendait que ça. Ah ça, c’est un bel après-midi shopping : 6,99€ de dépenses. Je crois que ça ira, ma banquière ne va pas m’appeler pour me dire de calmer mes dépenses.
Sur le chemin du retour, je me suis consolée en me disant que j’allais certainement utiliser ma carte bleue sur le site de la sncf où je devais acheter un billet de train pour un week end prévu depuis un certain temps. Hasard ou coïncidence, j’ai appris en rentrant que le week end tombait aussi à l’eau… Là, je crois qu’il y a une coalition pour que je ne dépense pas mes sous. Et ça me fruuuuuuustre !
Je ne sais pas pourquoi, là, maintenant, tout de suite, j’ai envie de dépenser des sous. Peut être pour compenser une rentrée mouvementée. Peut être pour palier un manque que je n’identifie pas. Mais j’ai envie de me faire plaisir. J’ai envie de me faire un cadeau. Je veux composer les quatre étoiles de mon code secret et voir s’afficher « paiement accepté »…
La soirée a beau avoir débuté, je n’ai pas dit mon dernier mot… Attention, ce soir, ça va surfer sévère ! Il n’est pas impossible que ma carte bleue vire au rouge…
Il me semble que ma fille a tout compris à la gent masculine…Mademoiselle a une cour de prétendants impressionnante ; à même pas deux ans. Ca me désespère !
Toute petite, elle savait déjà y faire avec les hommes. Alors que ce n’était qu’un bébé, elle faisait très facilement son numéro de charme a tout ce qui était masculin : petits sourires, petits regards coquins, aucune larme du moment où un homme la prenait dans ses bras. Ca a frustré pas mal de mes copines de voir que leur mari avait plus la côte avec ma fille qu’elles…
A son entrée en crèche, l’année passée, elle s’est très vite liée à un petit garçon avec qui ils ne se sont pas quittés pendant une année entière. Les « tatas » de la crèche m’ont souvent dit qu’ils avaient rarement vus ça entre deux petits : ils étaient vraiment inséparables. Il fallait qu’il fasse tout ensemble. Si ils n’étaient pas côte à côte pour déjeuner, l’un comme l’autre refusait d’avaler quoi que ce soit. Si ils ne dormaient pas à proximité l’un de l’autre pour la sieste, il était hors de question qu’ils dorment. Sans compter sur les grandes séances de câlins et de bisous auxquelles ils s’adonnaient régulièrement. La maman du petit garçon m’a même raconté que quand elle emmenait son fils et que MiniBri était déjà là, ma fille la poussait gentiment mais fermement vers la porte… Mais non, je n’ai pas eu honte !
Et on a remis ça cette année… Deux semaines de crèche, et ma fille a déjà sa petite cour autour d’elle. Un petit garçon a dit à sa maman « elle est belle, MiniBri, je l’aime »… C’est trop mignon… Une autre maman que j’ai croisée m’a dit que son fils avait réclamé MiniBri pendant toutes les vacances d’été et que depuis qu’ils s’étaient retrouvés à la crèche, tous les soirs, il ne lui parlait que de ma fille.
Et ce soir, j’ai eu mon premier moment de solitude à la crèche… enfin, le premier de l’année. J’y ai retrouvé ma fille en train de gambader avec son amoureux de l’année passée. Elle est venue m’embrasser et le temps que je discute avec les « tatas », elle est repartie s’amuser avec son zamoureux. Au moment de partir, je lui dis de dire au revoir à prétendant number one. Ils se jettent dans les bras l’un de l’autre et le jeune homme lui fait une bise sur la joue. Et là, ma fille, en amoureuse éplorée, lui ordonne « Non, sur la bouche »… et ils se sont embrassés à la Rhett Buttler et Scarlett O’Hara… devant nous, médusées… scotchées… ébahies… et moi, gênée…
Où est-elle allée apprendre tout ça ?
Mais… c’est quoi ces manières ?
Et puis, d’abord, comment se fait-il que ma fille, à tout juste deux ans, se retrouve avec une telle cour de prétendants ? Avec 30 ans de plus, je n’en ai pas autant ! Je vais faire une crise de jalousie, là ! Si les papas de ces prétendants étaient célibataires, je pourrais croire que ma fille œuvre pour moi… Mais non, même pas !… Elle est en train de se construire sa petite cour de prétendants et madame papillonne de gauche à droite… Ma fille, ça ne se fait pas ! Je crois que j’ai encore pas mal de choses à lui apprendre !!!
Je ne vais quand même pas lui expliquer, à 2 ans, que les Daniel Cleaver sont légion et qu’il faut s’en méfier… et qu’il ne faut surtout pas qu’elle se transforme en Danièle Cleaver à son tour !… Qu’on a beau avoir du charme, il s’agit de ne pas jouer les charmeuses à tout bout de champ… Que le côté séducteur est un atout quand on n’en abuse pas… Ah, ma fille, il va falloir qu’on discute sérieusement, plus tard !
La seule chose qui semble sûre, c’est que je ne lui ai pas transmis mes craintes à ce sujet !… Et c’est tant mieux !
Il n’empêche que je m’inquiète déjà pour quand MiniBri sera adolescente. Dans 10 ans, je commence à installer des barbelés, des miradors, des tessons de verre partout autour de la maison… ou je m’exile avec ma fille chez les carmélites !
« Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots… ».
Je n’ai jamais aimé les paroles lancées en l’air, mais plus j’avance, plus j’ai l’impression d’être cernée par ceux et celles qui parlent beaucoup sans faire grand chose. Des mots et aucun acte concret. Des paroles et aucune action. Des phrases et aucune mise en application. Moi qui accorde de l’importance aux mots, à leur poids, à leur signification, à leur portée, ça me m’interpelle forcément.
Je ne supporte plus les « je ferai ça » qui ne sont suivis d’aucun effet. Mais, zut, c’est trop difficile de faire ce qu’on dit ? C’est si incongru d’accorder de la valeur à une parole donnée ? Je ne vous parle même pas de promesses, non, je vous parle juste de faire ce qu’on dit. Les paroles sont bien jolies, mais les actes sont encore plus beaux et plus porteurs de sens. C’est comme en amour : on a beau dire à quelqu’un qu’on l’aime, si on ne le lui montre pas, ça perd tout son sens.
Je préfère encore ceux qui ne disent rien mais qui agissent. Ceux qui prennent les choses en mains. Ceux qui savent ce qu’ils font. Parce que eux, ils ne promettent rien, ils agissent. Ils ne s’engagent pas à faire quelque chose, ils concrétisent directement. Des actes plutôt que des promesses qui risqueraient de ne pas être tenues. En amitié, c’est la même chose : plutôt que de répéter à tout bout de champ « tu es mon ami(e) », on reconnaît ses véritables ami(e)s dans les moments difficiles, quand on a besoin d’eux. Ils sont là.
Et par dessus-tout, il y a ceux qui sont fidèles à leur propos et qui font ce qu’ils disent. Ceux qui non seulement ont conscience que leurs paroles peuvent avoir du poids sur leur interlocuteur mais qui savent aussi ce qu’est prendre un engagement auprès de quelqu’un. Ben voilà, ce sont eux qui manquent de plus en plus. Ce sont eux qui sont de moins en moins nombreux. Alors oui, ma « garde rapprochée » se compose de personnes qui ont ce profil… Mais je regrette de ne pas en rencontrer davantage dans mon quotidien.
Parce que j’accorde trop d’importance aux mots, je me fais souvent berner. Je devrais plutôt employer le passé : je me faisais berner mais aujourd’hui, ma naïveté a laissé place a une certaine méfiance. A tort peut être parce que je suis devenue plus intransigeante, je laisse moins le droit à l’erreur. J’ai cru, on a trahi ma confiance, je ne crois plus.
J’enferme ce trésor qu’est la confiance dans un coffre que je cache dans les douves d’un château fort. Je l’exhume en temps voulu, quand la personne qui me fait face le mérite. Il m’arrive de faire remonter à la surface ce coffre, mais j’ai beaucoup de mal encore à l’ouvrir… J’ai besoin de temps pour ça, pour avoir l’envie et le courage de l’ouvrir. J’ai rencontré trop de personnes qui parlaient beaucoup mais qui n’agissaient pas, trop de personnes qui ne mesuraient pas la portée de leurs paroles, trop de personnes qui parlaient à tort et à travers, trop de personnes qui ne connaissent pas le sens profond des mots et qui les dénaturent.
Je suis une amoureuse éternelle de notre langue, de notre vocabulaire, de la multitude et de la richesse de nos vocables pour qu’on les trahisse aussi facilement.
« Votre mission, si vous l’acceptez, sera de retrouver des adolescents, de les mettre en rang, de leur faire récupérer leurs manuels scolaires, de leur exposer comment va se dérouler l’année scolaire pendant 2 heures.
Si vous échouez, l’agence niera avoir eu tout contact avec vous »…
Et ben voilà, j’ai dû enfiler une nouvelle fois mon costume d’agent spécial. La panoplie se compose d’un cartable, d’une petite paire de lunettes, d’une tenue sobre (non, non, non, surtout pas de décolleté !) et d’un air sévère pour compléter le tableau.
Direction la cour et premier contact avec la cible. La cible a des difficultés à se regrouper et est quand même assez bruyante. Entre le point de départ et le point d’arrivée, il faut lui rappeler plusieurs fois les mêmes consignes. Et seuls 5 membres de la cible se sont souvenus de la première règle élémentaire en arrivant sur zone : dire bonjour aux deux agents spéciaux qui les encadrent… Pas mal pour un début :-/
La partie féminine de la cible est comme prévue : habillée top tendance et trop légèrement pour des températures qui étaient plutôt fraîches ce matin. Le cheveu bien lissé, le maquillage trop prononcé, et le ton un peu insolent couplé avec une attitude nonchalante pour certaines…
Du côté masculin, l’âge ingrat est bien visible avec la multitude de boutons qu’il implique. Plusieurs sujets sont touchés. L’attitude de petit caïd essaie de poindre. Mais la répartie des agents spéciaux calme les ardeurs… les baskets (de marque, évidemment !) sont leur point commun et les regards un peu vides sont présents.
Dans son ensemble, la cible a les yeux rivés sur votre agent spécial. Tout est passé à la loupe. Rien ne doit lui échapper. Ils essaient de démasquer l’espion qui venait de la salle des profs. Certaines commentent les vêtements « elle est trop chouette la robe de la prof ! »… Hummm… Comment dire… C’est surtout ce que l’agent raconte qui est important, pas la petite robe qu’elle porte… Et de surcroît, ça effraie la principale intéressée de savoir qu’elle pourrait avoir des goûts (même infimes) qui concordent avec la cible…
Le premier contact établi, les droits et devoirs de chacune des parties étant exposés, la première rencontre se termine par une sonnerie. Bilan des courses : quelques bavard(e)s à recadrer rapidement ; une demoiselle en retard et fière de l’être qui a décidé de se faire remarquer de toutes les façons possibles ; une jeune fille qui a déjà changé de place ; une autre qui a été menacée d’inauguration prématurée de son carnet de correspondance ; et une dernière qu’il a fallu garder au terme de la réunion pour lui expliquer quelle attitude et quel ton il fallait adopter quand on s’adresser à un adulte… Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que je ne vais pas m’ennuyer en tant que prof principale de cette classe… Belle tête de vainqueur !
S’en est suivi un court débriefing entre agents spéciaux et… une fuite éperdue vers nos foyers respectifs. L’Agence n’a même pas essayé de nous retenir, pour une fois… Le reste des cibles sera connu d’ici la fin de la semaine.
A cette heure-ci, en tant qu’agents spéciaux, nous n’avons que peu de solutions. Certains ont pensé à se faire une infusion de feutres velledas. D’autres songent à boire l’encre de leurs stylos rouges. Une petite minorité va peut être se mettre à sniffer de la craie ; blanche, évidemment ! La craie rouge, ce n’est que pour les jours de fête !
Et moi, je songe à me greffer un coussin derrière la tête, parce qu’entre mes insomnies assez récentes, ma dernière semaine de vacances fatigante, le changement de rythme et la contrariété par rapport à mon emploi du temps, je suis vidée…
C’est quand le mois de juin ?
(Non, ne me répondez pas ou je vais me pendre à mon bonsaï dans la minute qui suit !)
NB : Désolée pour ceux avec qui on discute pas mal dans les commentaires, mais CenterBlog a un léger bug à ce niveau là aussi apparemment...